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Bonn/climat: l’Arabie saoudite veut écarter une référence aux émissions de CO2

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L’Arabie saoudite veut éviter des références à la réduction des émissions de CO2 tirée d’un rapport du GIEC sur le réchauffement climatique lors de négociations à Bonn, ont fait savoir lundi plusieurs sources proches des discussions à l’AFP.

Des négociations sont en cours jusqu’au 27 juin dans la ville allemande pour préparer la COP25 qui se tiendra au Chili en décembre.

Ces discussions sont l’occasion de se repencher sur le rapport spécial 2018 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur les répercussions d’un réchauffement de la planète à +1,5°C par rapport à la période pré-industrielle.

La délégation saoudienne « ne nous a pas permis d’aller de l’avant », a fait savoir un délégué à l’AFP sous couvert d’anonymat.

Selon des documents consultés par l’AFP, l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a maintenu à Bonn sa position, rejettant toute ébauche de texte se référant spécifiquement aux conclusions du GIEC sur les niveaux d’émission.

Le GIEC a démontré que limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à +2°C permettrait de réduire fortement les impacts négatifs.

Selon une autre source proche des négociations, la délégation saoudienne a fait valoir qu’il n’existe pas suffisamment de preuves en ce sens.

En outre, la délégation américaine a enfoncé le clou en affirmant que les preuves sont « limitées », selon cette même source.

L’Accord de Paris de 2015 sur le climat prévoit de contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de +2°C, voire +1,5°C. Limiter la hausse des températures globales à +1,5°C incluerait de réduire de près de 50% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 2010, ont calculé les experts du GIEC, et donc de réduire drastiquement et rapidement le recours aux énergies fossiles.

Tous les pays n’acceptent pas ces conclusions. A la 24e Conférence de l’ONU sur le climat (COP24), fin 2018, Etats-Unis, Arabie Saoudite, Russie et Koweit avaient plaidé pour que les délégations « prennent note » de ce rapport du GIEC, tandis que d’autres pays insistaient pour que l’assemblée « accueille favorablement » le texte.

L’élaboration du rapport du GIEC s’appuie sur environ 6.000 références scientifiques.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse. »

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