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Borne appelle à « une relation de confiance » avec les maires

Posté le par AFP

Elisabeth Borne a plaidé jeudi pour « une relation de confiance » avec les élus locaux à qui elle a tendu la main en reprenant certaines de leurs revendications lors du 104e congrès de l’Association des maires de France (AMF).

« Ces six premiers mois ont été l’occasion de poser les fondements d’une nouvelle relation », a affirmé la Première ministre qui a établi un dialogue constant avec les associations d’élus depuis son arrivée à Matignon, tournant la page d’un premier quinquennat d’Emmanuel Macron marqué par de fortes tensions avec les collectivités.

« Je n’ignore rien des incompréhensions qu’il y a pu avoir », a-t-elle reconnu. « Mais avec le président de la République depuis 5 ans, avec tout mon gouvernement, nous sommes déterminés à les lever », a-t-elle promis.

« Nous devons maintenant avancer, main dans la main », a-t-elle ajouté, dans un discours présenté par son entourage comme « une déclaration d’amour aux maires », au lendemain de la visite de M. Macron sans discours.

La cheffe du gouvernement, qui s’est rendue cet automne à presque tous les congrès des différentes associations d’élus, a expliqué sa méthode de travail faite « de dialogue et d’écoute ».

« Je veux être sûre que nous prenions bien les problèmes dans toutes leurs dimensions. D’où ces appels et échanges parfois impromptus, parfois jusqu’à des heures tardives », a souligné Mme Borne, sous les applaudissements.

Le président LR de l’AMF, David Lisnard, a salué auprès de l’AFP « des échanges réels », mais il a reproché à la Première ministre une attitude « infantilisante » sur les dépenses des collectivités.

Le maire de Cannes faisait allusion à l’un des « actes » présentés par Mme Borne pour établir la « confiance ». Elle a annoncé que le gouvernement ne sanctionnerait pas les collectivités qui s’écarteraient de leur trajectoire budgétaire, l’une des principales revendications de l’AMF.

« Je l’affirme : notre intention n’est pas de maintenir un mécanisme de sanction », a-t-elle expliqué, assurant vouloir « trouver un chemin avec les parlementaires et avec vous ».

M. Lisnard est resté sur sa faim: « Nos comptes sont redressés, excédentaires, même la mairie la plus mal en point présente un budget à l’équilibre ». A ses yeux, « le parent malade de la fonction publique c’est au contraire l’Etat, qui emprunte pour son fonctionnement, qui ne s’est pas réformé dans son organisation ».

Dans son discours, Mme Borne a précisé que la trajectoire des finances publiques « sera la même pour l’État et pour les collectivités ».

Face à la crise énergétique et la flambée des prix, la cheffe du gouvernement a promis une simplification de « l’amortisseur électricité » et du « filet de sécurité », d’un montant total de 2,5 milliards d’euros, souvent perçus comme trop complexes par les collectivités.

« Une aide, c’est fait pour être efficace, pour être utilisée, pour vous soulager. Aussi, j’ai décidé de simplifier ces aides », a-t-elle déclaré.

Elle est revenue sur un autre sujet de discorde: le « zéro artificialisation nette », annonçant sa volonté de « territorialiser et de différencier nos objectifs » comme le demandent les associations d’élus.

« Je vous confirme que les projets d’envergure nationale, comme les lignes à grande vitesse ou les grands projets d’infrastructure, ne seront pas décomptés à l’échelle de chaque région mais bien à l’échelle nationale », a-t-elle assuré.

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