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Bridgestone: Marine Le Pen dénonce « l’hypocrisie » du gouvernement

Posté le par AFP

Marine Le Pen a dénoncé lundi dans l’Yonne « le cynisme » et « l’hypocrisie » du gouvernement et des Républicains sur les fermetures d’usines comme celle de Bridgestone à Béthune, dans le Pas-de-Calais, où sont attendues deux ministres cet après-midi pour une réunion de crise.

« Qu’ils arrêtent le cynisme, qu’ils s’arrêtent l’hypocrisie et qu’ils regardent véritablement quelles sont les conséquences de la politique qu’ils mènent et pour laquelle ils votent », a déclaré la présidente du Rassemblement national, en marge d’une visite dans un refuge pour chevaux victimes de mutilations.

La candidate déjà déclarée à la présidentielle 2022 a ajouté qu’elle « ne croyait pas » que le gouvernement ferait « le choix de défendre (ses) industries » parce que « fondamentalement, il est pour le libre-échange, il est pour la concurrence déloyale que représentent les importations massives de production à bas coût ».

« On ne peut pas en même temps venir pleurer après sur les entreprises qui sont fermées avec une grande violence et une grande brutalité », a ajouté Marine Le Pen, qui avait rencontré vendredi à huis clos des salariés de Bridgestone à la mairie de Bruay-La-Buissière, une commune proche de Béthune passée au RN.

« Mais (quelle) est la violence et la brutalité de l’ultra-libéralisme que défendent des gens comme En marche, des gens comme LR ? », a-t-elle demandé.

« Ce que je ne voudrais pas, c’est voir justement la même chose qu’avec Whirlpool », a ajouté Marine Le Pen qui avait effectué une visite surprise près d’une usine de ce groupe à côté d’Amiens, entre les deux tours de la présidentielle de 2017, tout comme Emmanuel Macron, usine qui est aujourd’hui en liquidation judiciaire.

Les ministres Agnès Pannier-Runacher (Industrie) et Elisabeth Borne (Travail) sont attendues lundi à Béthune, où le géant japonais du pneumatique veut fermer un site qui emploie 863 personnes, pour des réunions avec les élus du territoire, la direction Europe de Bridgestone et des représentants du personnel.

La dirigeante d’extrême droite a suggéré de demander à Bridgestone « de rembourser immédiatement l’intégralité des sommes qu’ils ont touchées, soit de l’État, soit des collectivités territoriales, depuis 5 ans » et de réclamer à l’Union européenne que les pneus chinois « soient taxés à 300% ».

La députée du Pas-de-Calais a aussi demandé « l’arrêt » des accords de libre-échange et « que les entreprises qui délocalisent puissent être éventuellement (…) taxées ».

are/jk/sp

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