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Composants nucléaires: l’ASN se prononcera dans les prochaines semaines

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L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) se prononcera définitivement dans quelques semaines sur les problèmes de fabrication de certains composants qui équipent six réacteurs en exploitation, et menait mercredi une inspection dans l’usine Framatome où ces pièces ont été fabriquées.

« A ce stade on considère qu’il n’y a pas matière à arrêter les réacteurs concernés. Pour autant le sujet doit être investigué jusqu’au bout et c’est le travail qui va être fait dans les prochaines semaines », a déclaré à l’AFP Julien Collet, directeur général adjoint de l’ASN.

« On continue aujourd’hui de recevoir des éléments d’EDF, donc on pourra se prononcer quand EDF et Framatome auront fait le tour du sujet et que nous mêmes nous aurons pu examiner l’ensemble de ces éléments », a-t-il poursuivi.

EDF avait annoncé la semaine dernière que les procédures prévues n’avaient pas été respectées par sa filiale Framatome lors d’opérations réalisées « sur certaines soudures de générateurs de vapeur », de gros composants des centrales, lors de leur fabrication.

Le groupe a identifié six réacteurs nucléaires en exploitation en France concernés mais a estimé mercredi que « les écarts constatés ne remettent pas en cause l’aptitude au service des matériels et ne nécessitent pas de traitement immédiat ».

« Nous avons reçu de nouveaux documents d’EDF hier, nous en recevrons également dans le courant de la semaine et ils sont en cours d’analyse chez nous », a indiqué Julien Collet.

« Dans ces courriers EDF considère que l’aptitude au service n’est pas remise en cause, c’est bien évidemment des choses que l’on va vérifier dans le cadre de notre instruction », a-t-il souligné.

L’ASN menait par ailleurs mercredi une inspection sur le site Framatome de Saint-Marcel (Saône-et-Loire) où étaient fabriqués les composants en question.

« On mène aujourd’hui une inspection sur le site de Framatome qui fabriquait ces équipements pour aller voir concrètement sur le terrain et au niveau de l’usine comment ce procédé était mis en oeuvre et éventuellement des informations complémentaires que l’on pourrait voir au cours de l’inspection », a indiqué Julien Collet.

L’inspection a pour but à la fois de bien comprendre l’anomalie mais aussi d’examiner les moyens mis en ouvre pour identifier les pièces concernées, « pour s’assurer qu’il n’y a pas eu de manque ou d’oubli » dans leur inventaire.

jmi/soe/nth

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