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Covid: le poids de certains discours sceptiques sur la science démultipliés sur Twitter (étude)

Posté le par AFP

Sur Twitter, pendant la crise sanitaire, l’audience de certains groupes, comme les anti-5G, les anti-vaccins ou les anti-nucléaire, a été démultipliée par rapport à leur poids dans l’opinion publique, selon une étude de l’agence de communication Majorelle.

L’agence a identifié sept thématiques exploitées par ces communautés, qu’elle qualifie de « militantes »: les grands laboratoires pharmaceutiques, les vaccins, la 5G, le nucléaire, l’écologisme « radical », les nouvelles technologies et la chloroquine. Ces « communautés » sont « conspirationnistes, défiantes ou simplement sceptiques »: elles ont selon Majorelle en commun de « défier la science » et de « fragiliser la confiance dans les institutions et les discours officiels ».

Ces communautés d’usagers sont définies selon les comptes suivis et partagés et leurs prises de position.

A l’aide d’un outil d’analyse spécifique (Lucy), l’agence a comparé, en mai, sur un échantillon de 100.000 utilisateurs français de Twitter, les proportions d’usagers s’exprimant sur ces sujets et d’usagers y étant exposés, parvenant à de très fortes disparités, les groupes parvenant à « capter une audience 5 à 10 fois supérieure à leur poids d’origine ».

Par exemple, les « anti-5G » ne représentent que 2,6% de l’opinion publique telle qu’elle s’exprime sur Twitter mais 13,6% des twittos sont exposés une fois par mois à leurs messages, à raison de plus de huit messages par jour en moyenne, selon l’étude. Seul 1,8% de l’échantillon a parlé de chloroquine au cours du mois de mai mais 26% des utilisateurs ont vu au moins une fois ces messages sur la période.

L’étude montre en outre une certaine porosité entre ces communautés : 22% des « anti-5G » ont parlé de chloroquine en mai 2020, part qui monte à 37% chez les anti-vaccins.

Au total, les membres des communautés « sceptiques » ont parlé de ce sujet environ 20 fois plus que la moyenne des utilisateurs.

Autre facteur amplificateur : les élus et les journalistes y sont hyper-exposés. Plus de 69% d’entre eux lisent ainsi des messages « anti-5G » chaque mois, une proportion qui monte à plus de 75% pour les messages pro-chloroquine.

« S’intéresse-t-on de manière exagérée à des groupes de discussion marginaux jusqu’à s’illusionner sur leur poids réel ? », s’interroge l’étude.

C’est la première étude réalisée avec Lucy, destiné à analyser l’opinion publique sur Twitter, offre que l’agence compte commercialiser à la rentrée.

« Les autres outils d’analyse se concentrent sur les messages, le nombre de partages ou d’abonnés. Nous, nous intéressons à ceux qui parlent et à leurs sources pour disposer d’une vision complète des communautés, incluant les moins bavards dans notre échantillon de masse », explique Sacha Mandel, co-fondateur de l’agence Majorelle.

L’échantillon de 100.000 personnes est anonymisé, aléatoire et régulièrement renouvelé.

sr/jc/alu/ide

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