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De la prison avec sursis requise pour la diffusion pirate d’ebooks

Posté le par AFP

Des peines allant de l’amende à la peine de prison avec sursis ont été requises jeudi par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) contre 12 personnes accusées d’avoir confectionné pendant plusieurs années des copies numériques pirates de livres et poursuivies par une vingtaine d’éditeurs français.

Dénonçant une « structure avec un chef, des administrateurs et des contributeurs », le procureur a rappelé que les prévenus, poursuivis pour « contrefaçon en bande organisée », avaient « organisé la diffusion de dizaines de milliers d’oeuvres » sur le site TeamAlexandriz, « dans des flux qui dépassent largement le cadre d’échanges entre amis ».

Il a requis des peines allant de l’amende de 5.000 euros à la peine de prison de six mois avec sursis, assortie de 10.000 euros d’amende.

Mardi, ces lecteurs avaient plaidé l’amour de la littérature et avaient expliqué avoir façonné des copies « pirates » pour pallier une offre légale de livres numériques insuffisante à leurs yeux en 2010, au moment des faits qui leur sont reprochés.

Face aux prévenus, des géants de l’édition dont Flammarion, Grasset, Gallimard, Actes Sud, Hachette, Albin Michel…

« En plus de nous voler on nous fait la morale, on nous donne des leçons », a tonné l’un des avocats des parties civiles, Richard Malka, par ailleurs lui-même auteur de livres et de bandes dessinées.

« C’est comme si quelqu’un allait à la Fnac, volait des livres, et disait qu’il a le droit de le faire parce que les livres sont trop chers ou mal édités », a-t-il ajouté, expliquant « défendre la protection des auteurs » et comparant l’attitude des prévenus à celle d' »enfants rois » et de « geeks surpuissants ».

La défense a pour sa part dénoncé un dossier où « la montagne a accouché d’une souris », Me Jérôme Doulet expliquant notamment que son client, une personne âgée amatrice de littérature, « n’a jamais eu le sentiment d’appartenir à une bande » et « n’avait pas eu de tâche attribuée ».

Cette affaire est « un mauvais polar », a-t-il ajouté.

En 2011, plusieurs maisons d’édition, ainsi que le syndicat national de l’édition, avaient porté plainte contre X après avoir découvert le site TeamAlexandriz.

Dans son catalogue illicite, figuraient essentiellement des best-sellers: la saga Harry Potter, Millénium ou encore le prix Goncourt « L’Art français de la guerre » d’Alexis Jenni.

Les investigations ont mis au jour un modus operandi « fastidieux », a relevé le président d’audience: les membres scannaient des ouvrages depuis leur imprimante domestique, « nettoyaient » les fichiers PDF à la qualité souvent médiocre puis les téléchargeaient sur un serveur.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2021 Agence France-Presse. »

Posté le par AFP


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