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Déchets nucléaires: visite de la commission d’enquête parlementaire à Bure

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Huit députés de la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires ont visité lundi le laboratoire du futur centre d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

Casque sur la tête, ceinture à réservoir d’oxygène et système de géolocalisation, le groupe a arpenté quelques-unes des galeries creusées à 500 m sous terre sur environ 1,8 km.

La visite « ne répond pas vraiment à la question du débat, mais c’est très instructif sur la manière dont cela va être mis en place », a commenté la députée LREM, Barbara Pompili, rapporteur de la commission parlementaire.

La commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires a débuté en février pour six mois.

Les députés LREM, à l’initiative du groupe d’enquête, avaient estimé que la présence en France de 58 réacteurs et 19 centrales « impose une vigilance sans faille », surtout après les actions spectaculaires de militants de Greenpeace qui étaient parvenus à s’introduire à Cattenom (Moselle) et Cruas (Ardèche), provoquant « des inquiétudes légitimes dans l’opinion ».

Le projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) mené par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), vise à enfouir à 500 m sous terre les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français.

La phase pilote du projet ne devrait pas démarrer avant 2025.

Techniques de creusement, évolution de la roche, méthodes de soutènement, scellement… le groupe a écouté durant une heure les explications de l’Andra.

« C’est rassurant, on ne s’interdit rien en matière de prospection pour un éventuel enfouissement », a observé le député UDI Paul Christophe, président de la commission d’enquête.

« L’objectif du rapport est d’analyser la situation et d’être force de propositions » notamment dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), a-t-il souligné.

A l’issue de la visite, la députée LREM de Haute-Marne, Bérengère Abba, a soulevé la question de « la gestion de l’incertitude ».

Selon l’Andra, la radioactivité s’échappera inexorablement des colis renfermant les déchets nucléaires avec l’érosion naturelle: au plus tard dans 400.000 ans, au plus tôt dans 100.000 ans.

« Les expériences scientifiques sont très intéressantes, mais il est difficile de tester les choses dans le temps. On est obligé de faire confiance à des modèles mathématiques », a développé Mme Pompili.

« Ce sont les limites du laboratoire », a-t-elle ajouté.

Pour la députée LFI Mathilde Panot, opposée au projet, « il faut étudier sérieusement les solutions alternatives » à l’enfouissement profond.

La commission d’enquête, qui a déjà mené de nombreuses auditions, a prévu plusieurs déplacements sur des sites nucléaires, ainsi qu’au Japon à Fukushima.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 Agence France-Presse. »

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