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Energie: des ONG craignent que le gouvernement ne fasse « fausse route »

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Plusieurs ONG de défense de l’environnement ont interpellé jeudi le gouvernement, craignant qu’il ne soit en train de faire « fausse route » dans l’élaboration de la feuille de route énergétique de la France, en particulier dans l’électricité.

Le pays doit mettre à jour d’ici la fin de l’année sa feuille de route énergétique dans le cadre de la « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE) pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028.

Des représentants de plusieurs ONG (CLER, Fondation pour la nature et l’homme, France nature environnement, Greenpeace, WWF) ont listé « dix raisons pour lesquelles le gouvernement fait fausse route sur l’avenir de notre système électrique ».

Ils réclament un déploiement volontariste des énergies renouvelables et une planification par le gouvernement de la fermeture de réacteurs nucléaires.

Le gouvernement doit théoriquement rendre public fin juin une première version de la PPE, même si des retards sont possibles, pour une adoption d’ici la fin de l’année.

En l’absence de prise de position claire des pouvoirs publics sur le sujet, les ONG craignent qu’ils ne s’alignent sur les positions d’EDF.

« EDF n’annonce pas de fermeture de réacteurs, hormis Fessenheim, d’ici 2029 et pour l’instant le gouvernement ne semble pas réagir », a remarqué Anne Bringault, du CLER-Réseau action climat, lors d’une conférence de presse.

« On ne peut pas faire en même temps une politique du tout nucléaire et une politique de développement des énergies renouvelables », a estimé Célia Gautier de la FNH.

Le nucléaire est la question la plus épineuse de la future PPE.

Le gouvernement a renoncé à réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% d’ici à 2025, un objectif prévu dans la loi de transition énergétique de 2015. Il doit fixer une nouvelle échéance pour cet objectif.

« On a peur que la loi sur la transition énergétique ne soit torpillée », a aussi souligné Alix Mazounie de Greenpeace.

Dans leur argumentaire, les ONG ont aussi estimé que la consommation d’électricité française allait décliner, que la France risquait de trop produire ou encore qu’il était possible de fermer des centrales nucléaires sans voir recours à des énergies polluantes comme le charbon.

jmi/pid/phc

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