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Entre Bruxelles et Bogota, la guerre des frites est déclarée

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La Belgique a obtenu vendredi le soutien de l’Union européenne dans sa bataille commerciale face à la Colombie, qui compte instaurer des mesures antidumping contre les frites congelées du royaume et celles en provenance d’Allemagne et des Pays-Bas.

« L’Europe défendra les frites européennes », a affirmé la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, à l’issue d’une réunion avec les ministres de l’UE.

« Nous préparons les analyses légales pour éventuellement aller devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avec ce dossier », a-t-elle ajouté.

« Nous avons un vrai problème avec la Colombie en matière d’antidumping et un vrai problème avec les frites », avait expliqué avant la réunion le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.

« Il va de soi que nous devons obtenir le soutien de la Commission » pour entamer des consultations devant l’OMC, avait-il ajouté, jugeant que les mesures colombiennes n’étaient pas « nécessaires ».

Bogota a annoncé le 1er novembre son intention d’imposer des droits antidumping contre les frites congelées produites par des entreprises belges, allemandes et néerlandaises.

« Il s’agit d’une décision historique », s’est félicité le ministre colombien de l’Agriculture, Andrés Valencia Pinzón.

« Nous avons eu des contacts (…) avec les autorités colombiennes pour les prévenir que l’investigation qu’ils ont faite n’est vraiment pas très solide et que nous sommes contre », a insisté vendredi Mme Malmström.

Selon M. Reynders, la décision de la Colombie affecte particulièrement les PME belges.

« Nous avons essayé d’organiser des contacts bilatéraux (…) mais jusqu’à présent sans effets réels », a regretté le chef de la diplomatie belge.

D’après Romain Cools, de l’association belge des professionnels de la patate Belgapom, la Colombie serait le troisième pays, après l’Afrique du Sud puis le Brésil, à avoir mis en place de telles mesures antidumping contre la Belgique.

« Si ça continue, ça pourrait affecter notre industrie à long terme et avoir des conséquences très graves », a-t-il dit à l’AFP, soulignant que l’industrie belge de transformation de la pomme de terre était le deuxième acheteur des patates produites en France.

Selon lui, la Belgique a produit l’an passé 4,6 millions de tonnes de pommes de terre transformées, dont 90% ont été destinées à l’exportation.

L’impact de la décision colombienne porte cependant sur une part de marché limitée.

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