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Essais cliniques « sauvages »: l’abbaye reconnaît un « manque de discernement »

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L’abbaye du Poitou, où étaient menés des essais médicaux hors cadre légal a regretté d’avoir « probablement manqué de discernement » en accueillant la structure responsable des essais, même si elle redit ne pas « porter la responsabilité » d’activités des groupes qu’elle reçoit.

Les religieuses de Sainte-Croix réaffirment qu’elles ont « découvert, dans la presse, une information concernant des essais cliniques qui auraient eu lieu à l’abbaye », dans un communiqué publié dimanche mais parvenu à l’AFP lundi. Ce texte constitue la première réaction officielle de l’abbaye depuis la révélation jeudi dernier de essais par l’Agence du médicament (ANSM),

« L’accueil est une tradition de la vie monastique », rappelle dans le communiqué Soeur Mireille, abbesse de l’abbaye bénédictine située à Saint-Benoît, dans la banlieue de Poitiers.

« Depuis toujours, nous accueillons régulièrement à l’abbaye différentes personnes venues en groupes ou en individuel. Notre abbaye est largement ouverte pour des temps de retraite, de silence… pour quelques heures ou quelques jours », rappelle l’abbesse. « Notre accueil se fait toujours dans le respect de chacun et dans la discrétion ».

« On ne pose pas de question aux gens », a précisé lundi Soeur Mireille sur France Bleu Poitou. « On essaie juste de faire en sorte que les demandes correspondent à notre type d’accueil, à savoir que les personnes sont en recherche d’un lieu de silence, où elles vont pouvoir avoir du temps pour elles et se recueillir, mais c’est tout, ça s’arrête là ».

« En aucun cas, nous ne portons la responsabilité des activités de ces groupes », souligne l’abbaye dans le communiqué. Mais « en qui concerne le groupe +Josefa+, nous avons probablement manqué de discernement », reconnaît l’abbaye, en référence au fonds de dotation des Pr Henri Joyeux et Jean-Bernard Fourtillan, qui menait les essais.

« Sans doute nous aurions dû chercher un peu plus loin (…) nous ne l’avons pas fait, nous avons manqué de vigilance à ce niveau-là », a précisé Soeur Mireille a un correspondant de l’AFP.

L’ANSM a révélé jeudi dernier avoir interdit « un essai clinique sauvage » selon elle d’une ampleur rare, avec des molécules testées, via des patchs, dans l’espoir de traiter plusieurs maladies neurologiques. Le Pr Joyeux a réfuté le terme d’essai clinique, évoquant une « étude scientifique préalable à un essai clinique ».

Outre l’interdiction, l’ANSM a également saisi la justice. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a pour sa part dénoncé « un vrai scandale ».

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