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GE Belfort: un comité de suivi convoqué début septembre

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Un comité de suivi des engagements pris par General Electric (GE) en 2014 lors du rachat des activités énergie d’Alstom sera convoqué début septembre, a annoncé le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un courrier dont l’AFP a eu connaissance mardi.

Il répond ainsi à un ultimatum lancé par les syndicats du site de GE Belfort visé par un plan social.

Fin juillet, l’intersyndicale avait adressé au ministre de l’Economie une « mise en demeure » réclamant notamment « une analyse +robuste+ permettant de vérifier la réalité des engagements pris » par le groupe depuis 2014, alors que le géant industriel américain a annoncé fin mai son intention de supprimer près de 1.050 postes en France, dont pratiquement 800 dans l’entité turbines à gaz du site de Belfort, soit la moitié de ses effectifs.

« Des échanges d’information ont depuis eu lieu avec General Electric qui me permettent de vous confirmer que je convoquerai un tel comité (de suivi) début septembre, dont l’objet sera de faire un bilan complet de la tenue des engagements de General Electric relatifs à l’activité gaz, dont la compatibilité du plan de restructuration envisagé avec ces engagements », écrit Bruno Le Maire dans ce courrier daté du 14 août.

Dans l’accord d’acquisition du pôle énergie d’Alstom par GE, pris en novembre 2014, l’industriel américain s’était engagé à créer mille emplois et à maintenir l’essentiel des activités de turbines à gaz, ainsi que le centre de décision mondiale de cette activité, sur le site belfortain. Des pénalités lui ont été infligées pour ne pas avoir respecté sa promesse en termes d’emplois.

« Le gouvernement est démuni face à GE pour vérifier. Ils ont sollicité un comité de pilotage en septembre mais nous ne sommes pas invités, pourtant les experts c’est nous », a déploré auprès de l’AFP Philippe Petitcolin, délégué syndical CFE-CGC.

Par ailleurs, l’intersyndicale de GE Belfort avait aussi réclamé une suspension du plan social annoncé en mai. « La direction du groupe GE m’a depuis confirmé qu’une prolongation des délais du plan social était envisageable, dans le cadre d’un accord de méthode devant être négocié au sein de l’entreprise », leur a répondu le ministre de l’Economie, soulignant qu’il ne lui était « pas possible juridiquement de contraindre l’entreprise à accorder unilatéralement un tel délai ».

« Clairement, le gouvernement ne veut pas s’opposer à GE », a regretté Philippe Petitcolin.

tqb-maj/eb

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