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Industries en difficulté: le PCF dénonce les taux « d’usurier » des prêts de l’Etat

Posté le par AFP

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a dénoncé mardi à l’Assemblée « les taux d’usurier » des prêts d’Etat aux entreprises industrielles en difficulté, mis en lumière dans un rapport sur le projet de loi de finances pour 2020.

« Nous révélons dans ce rapport que l’Etat prête à des taux usuriers, allant de 10 à 20%, aux entreprises en difficulté », en raison des règles européennes, a expliqué le député du Nord lors d’un point presse.

« J’ai été alerté par des chefs d’entreprise qui m’ont fait part de cette situation inadmissible », a ajouté l’élu, qui a aussi auditionné les gestionnaires du fonds de développement économique et social (FDES) qui permet à l’Etat de consentir ces prêts.

« On nous a demandé de ne pas communiquer » là-dessus mais « en tant que parlementaires, nous tenons à informer le législateur sur la manière dont le gouvernement gère cet argent, c’est notre rôle », a-t-il lancé.

Signé par le député PCF Sébastien Jumel, le rapport sur l’industrie cité par Fabien Roussel est présenté ce mardi à la commission des Affaires économiques de l’Assemblée, et mercredi à celle des Finances. Il se penche sur les moyens utilisés par l’Etat pour venir en aide aux entreprises en difficulté.

Alors que « l’industrie souffre beaucoup », Fabien Roussel suggère plusieurs pistes: « l’étalement voire une annulation des dettes sociales et fiscales », « la prise de participation au capital avec la Banque publique d’investissement (BPI) » ou des prêts.

Pourquoi les taux actuels? « L’explication donnée, c’est que les banques ne sont pas présentes pour aider les entreprises en difficulté. Et c’est l’Etat qui pallie leur absence ».

« Or, poursuit M. Roussel, il doit le faire en respectant les règles des traités européens qui imposent à la France d’accorder des prêts au taux du marché », qui sont « très élevés ».

De plus, « si la France prêtait en dessous de ces taux », ce serait considéré comme « des subventions contraires aux règles de la libre concurrence », a-t-il souligné.

Résultat: Quand aujourd’hui des banques peuvent se financer à des taux négatifs de – 0,3%, l’Etat doit prêter à 9,7%, a-t-il expliqué, soulignant qu’il a « encaissé 21 millions d’euros d’intérêts » (entre 2016 et 2019) à ce titre.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse. »

Posté le par AFP


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