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La justice examine un référé contre la réouverture partielle de Lubrizol

Posté le par AFP

La justice a examiné mardi un référé contre la réouverture partielle depuis mi-décembre de l’usine Seveso Lubrizol de Rouen où un incendie hors norme s’était déclenché en septembre.

« On fait redémarrer une installation sans savoir ce qui s’est passé » le 26 septembre lorsque des milliers de tonnes de produits chimiques ont brûlé et produit un nuage de fumée noire de 70 km de long, a plaidé, devant le tribunal administratif de Rouen, Corinne Lepage pour l’association Rouen Respire qui demande la suspension de l’arrêté préfectoral de réouverture partielle signé le 13 décembre.

« Le risque est toujours là. Aucune preuve n’est apportée de la réalité des contrôles et des nouvelles mesures de sécurité mises en place », a ajouté l’ancienne ministre.

Un des représentants de l’Etat qui n’a pas souhaité donner son nom a répondu que « beaucoup de documents ont été communiqués par le préfet » mais que « certains rapports ne sont pas communicables, en lien avec le risque d’actes de malveillance ».

« Aujourd’hui on ne connaît pas les causes de l’incident » mais « on a vérifié la suffisance de l’ensemble des moyens incendie », a renchéri Christophe Huart de la direction régionale de l’environnement.

« Aujourd’hui, le même incendie ne pourrait pas se produire. On n’a pas la quantité de produits stockés nécessaires pour le produire », a-t-il ajouté.

Mais il demeure un millier de tonnes de produits stockés, a commenté à la barre le président de Respire Rouen, Olivier Blond. « Les mauvaises odeurs perdurent. On continue à stocker des produits dangereux. Il y a urgence pour la sécurité et la sûreté des gens », a renchéri Mme Lepage.

« Des systèmes d’extinction incendie extrêmement performants ont été installés », a de son côté assuré l’avocate de Lubrizol, Françoise Labrousse.

Et des inspections hebdomadaires sont menées sur le site, a ajouté un représentant de l’Etat.

Corinne Lepage a également mentionné un article de Mediapart paru mardi affirmant, document à l’appui, que l’assureur de Lubrizol avait dès 2008 estimé que la protection incendie du bâtiment A5, le plus grand des deux bâtiments de Lubrizol qui a brûlé le 26 septembre, devait être améliorée; et que le 13 septembre 2019 encore l’assureur avait estimé qu’elle devait être « renforcée ».

Selon Mme Lepage, les juges de référés des tribunaux administratifs rendent leurs décisions dans un délai pouvant aller de deux jours à deux semaines.

Selon le vice-président EELV de Rouen Métropole, Cyrille Moreau, EELV prépare aussi de son côté un recours contre l’arrêté de réouverture partielle de Lubrizol.

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Posté le par AFP


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