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La Suisse mène un test climatique de son secteur financier pour traquer ses progrès

Posté le par AFP

La Suisse a mené un troisième test climatique dans le secteur financier pour mesurer les progrès réalisés, mais aussi les mesures encore à prendre pour limiter le réchauffement climatique, a annoncé jeudi l’office fédéral de l’environnement.

Quelque 133 établissements ont participé à ce test, dont des banques, compagnies d’assurance, gestionnaires d’actifs et caisses de retraites, indique le ministère suisse de l’environnement dans un communiqué, précisant que le test se faisait toutefois « sur une base volontaire ».

Le ministère suisse de l’environnement, qui avait déjà mené deux précédents tests en 2017 et en 2020 après l’Accord de Paris, note des progrès, notamment dans la gestion de leurs propres affaires. Désormais, un tiers de leurs biens immobiliers sont chauffés aux énergies renouvelables, contre un quart en 2020, parmi les établissements qui se sont soumis à ce test.

Et dans leurs placements, « les investissements dans les combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz ont diminué par rapport à 2020 », relève le ministère de l’environnement.

Environ 1% des portefeuilles d’actions cotées examinés étaient investis dans des combustibles fossiles, contre environ 2 à 4% en 2020, détaille son étude, la part se chiffrant 3% pour les portefeuilles d’obligations, contre 3 à 5% il y a encore deux ans.

« Les banques, en particulier, ont considérablement réduit leur exposition au secteur du pétrole et du gaz », précise l’étude à l’issue de ce test qui analysait des portefeuilles d’actions, d’obligations et de crédits dans huit secteurs, dont le charbon, le pétrole et le gaz mais aussi le ciment ou le transport aérien.

Mais si la part des placements dans les énergies fossiles diminue, les établissements financiers continuent d’investir dans des entreprises qui prévoient encore d’augmenter leur production plutôt que de la réduire, souligne le ministère de l’environnement, qui prévient que des efforts « considérables » restent encore à faire.

En Suisse, le secteur financier est régulièrement dans le viseur des activistes du climat, qui leur reprochent de financer des activités qui contribuent au réchauffement climatique.

L’an passé, de jeunes activistes avaient bloqué l’entrée des sièges sociaux à Zurich d’UBS et de Credit Suisse, les deux plus grandes banques du pays, à l’appel d’organisations environnementales telles que la Grève du climat et Extinction Rebellion.

En 2018, des militants d’Action Climat avaient improvisé une partie de tennis dans une succursale de Credit Suisse afin d’interpeller Roger Federer, l’ambassadeur de la banque.

Le champion de tennis avait plus tard dit s’engager à utiliser sa « position privilégiée » pour dialoguer sur ces « questions importantes » avec ses sponsors. La banque avait de son côté dit vouloir aligner son portefeuille de crédits sur les objectifs de l’Accord de Paris.

Le ministère de l’environnement organisera un prochain test de compatibilité climatique en 2024.

noo/LyS

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