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La traversée des Alpes par François Ier « réexpérimentée » en juillet

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Armures, chevaux, épées… Toute une troupe, dont quatre hommes en armure menés par un chercheur grenoblois, tenteront début juillet de revivre l’exploit de la traversée des Alpes par François Ier avant la bataille de Marignan.

Stéphane Gal, enseignant-chercheur en histoire à l’Université Grenoble Alpes (UGA) a imaginé ce projet en lisant une lettre de François Ier à sa mère Louise de Savoie, pendant cette traversée en août 1515, dans laquelle le roi de France écrit que cela « le fâche fort de porter le harnais (l’armure) parmi ces montagnes ».

En 1515, des milliers d’hommes en armes sont passés. Plus modestement, le 6 juillet, quelques dizaines de personnes tenteront de « réexpérimenter » les conditions d’il y a 500 ans, a indiqué M. Gal lors d’une conférence de presse.

Il sera à pied avec une armure à ses mesures à laquelle il s’habitue depuis des mois – il la portait mercredi – , accompagné de trois cavaliers qui auront pour leur part 40 kgs sur le dos.

Parmi eux le champion cycliste paralympique Patrick Ceria, et le sponsor irlando-australien de l’expédition, l’homme d’affaires Cameron O’Reilly qui avait créé en 2003 la société d’investissement Bayard Capital par admiration envers le chevalier sans peur et sans reproche, nommé lieutenant général du Dauphiné par François Ier et grande figure de la bataille de Marignan.

Participeront aussi à l’expérience, sur un chemin muletier au col de Mary (Alpes de Haute-Provence), une trentaine d’aides en costume d’époque, et une dizaine de militaires de la 27ème brigade d’infanterie de montagne, dont le général Pierre-Joseph Givre a souligné mercredi « les enjeux des contraintes particulières de légèreté et d’ergonomie » des équipements pour ses propres hommes.

Des tests physiques seront réalisés pendant la journée de marche (28 km avec un dénivelé de 1.300 mètres).

D’ores et déjà, M. Gal et Patrick Ceria se sont prêtés à des expériences sur la plateforme Kinovis à l’Inria de Grenoble, qui à l’aide de 68 caméras et 13 ordinateurs a permis de mesurer les contraintes de la marche en armure.

« Il s’agit de re-vivre l’histoire pour mieux la comprendre », a expliqué M. Gal.

Le CNRS participe au projet. « Au moment où il y a des inquiétudes sur les carrières scientifiques, tout ce qui peut permettre d’expliquer la recherche scientifique nous paraît extrêmement important », a souligné son délégué régional Jérôme Paret.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse. »

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