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Laverie nucléaire de Joinville (Haute-Marne): un collectif saisit la justice

Posté le par AFP

Le « Collectif contre Unitech » a déposé vendredi un référé devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne contestant l’autorisation accordée en juin par la préfecture de la Haute-Marne d’ouvrir en 2021 près de Joinville une blanchisserie industrielle de vêtements provenant d’installations nucléaires.

L’ordonnance sera rendue le 15 juillet.

Selon les opposants, un état initial de la Marne (composition et ressources en poissons), où se derverseraient les rejets de la blanchisserie, n’aurait pas été réalisée, faussant selon eux les analyses actuelles et futures.

« Nous n’avons pas vu au cours de l’audience une grande maîtrise de la part d’Unitech, notamment en ce qui concerne le rejet de particules radioactives à deux kilomètres d’un point de captage d’eau », a plaidé l’avocat du collectif.

Celui-ci regroupe huit associations de protection de l’environnement, dont Greenpeace France et le réseau « Sortir du nucléaire ».

« Si ces particules sont peu nombreuses, elles n’en sont pas moins à vie très longue, plusieurs milliers d’années. C’est irréversible », a soutenu Me Samuel Delalande.

« Tout est fait pour s’assurer que les rejets sont dans les normes grâce à un système de triple filtration, comme s’ils étaient rejetés dans une eau propre à la consommation humaine », a répondu Me Marie-Pierre Maître, l’avocate d’Unitech, la société à l’origine du projet de blanchisserie. « S’il devait y avoir le moindre problème, il n’y aurait de toute façon pas de rejet dans la Marne. Les dernières études le démontrent. »

Lancé en 2016, ce projet de blanchisserie fortement contesté localement avait reçu en janvier un avis favorable de l’enquête d’utilité publique.

Implanté dans une zone d’activités de Suzannecourt, en bord de Marne, cet équipement est destiné à décontaminer et laver environ 1.900 tonnes par an de vêtements portés par des employés travaillant dans des zones « faiblement » ou non contaminées de sites nucléaires.

Selon le réseau « Sortir du nucléaire », ce projet doit « prendre la relève de l’ancienne laverie d’Orano (ex-Areva) à La Hague (Manche) dont la remise aux normes avait été jugée trop coûteuse ».

Selon France Nature Environnement Grand Est, la laverie « serait accompagnée d’un centre de stockage de matériel contaminé » aux contours imprécis jusqu’à présent.

Chd/zl/frd/bma

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