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Les États-Unis sanctionnent un site de cryptomonnaies soupçonné d’être utilisé par des pirates

Posté le par AFP

Le département américain du Trésor a bloqué mardi les actifs d’une plateforme d’échange de cryptomonnaies, soupçonnée d’avoir été utilisée par des pirates informatiques dans le cadre de cyberattaques au « rançongiciel », une mesure illustrant la volonté des autorités américaines de prendre l’initiative contre cette menace.

Les autorités américaines ont également interdit à tout ressortissant américain d’utiliser cette plateforme, baptisée SUEX et établie en République tchèque, ainsi qu’à toute société de droit américain de commercer avec elle, sous peine de sanctions.

C’est la première fois que les États-Unis sanctionnent une plateforme de cryptomonnaies.

« SUEX a facilité des transactions financières portant sur le produit illicite généré par au moins huit acteurs du rançongiciel », a affirmé, dans un communiqué, le département du Trésor, qui n’a bloqué que les actifs de SUEX qui se trouvent dans des territoires sous juridiction américaine. Une analyse des opérations menées sur SUEX a montré que plus de 40% d’entre elles « étaient liées à des acteurs illégaux ».

L’attaque au rançongiciel consiste pour des pirates à s’introduire dans le réseau informatique d’une entité, puis d’en verrouiller les données. Les auteurs demandent ensuite aux responsables de l’entité de verser une rançon, le plus souvent sous forme de cryptomonnaie, en échange du déverrouillage.

Créée en 2018, la plateforme SUEX a été co-fondée par un ressortissant russe, selon plusieurs sites d’enregistrement de sociétés.

Plusieurs attaques au rançongiciel ont fait la une des médias ces derniers mois, notamment celle qui a visé, en juillet, la société informatique américaine Kaseya. En attaquant cette entreprise, les pirates ont obtenu accès à plus de mille sociétés dont elle est prestataire, dans le monde entier.

Beaucoup des attaques d’ampleur ont été imputées à des groupes de hackeurs russophones ou agissant depuis le territoire russe. Moscou a toujours nié toute responsabilité en la matière.

Le gouvernement américain a, à plusieurs reprises, indiqué faire de cette question une priorité. Début juillet, le président Joe Biden a solennellement demandé à son homologue russe Vladimir Poutine d’agir contre les cyberattaques au rançongiciel.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2021 Agence France-Presse. »

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