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Les Pays-Bas ont levé près de 6 milliards d’euros pour leur premier emprunt vert

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Pour leur premier emprunt vert, qui a suscité un très vif engouement des investisseurs, les Pays-Bas ont levé près de 6 milliards d’euros mardi, devenant ainsi le premier pays noté triple A à faire son entrée sur ce marché, a indiqué à l’AFP une source bancaire.

Le pays, qui comptait émettre entre 4 et 6 milliards d’euros, a levé 5,985 milliards sur 21 ans et enregistré une demande totale de 21,2 milliards d’euros, soit 3,5 fois supérieure au montant alloué, a précisé à l’AFP Frédéric Gabizon, responsable pour le marché obligataire chez HSBC, qui fait partie des banques pilotant l’opération.

« Cela montre à quel point la demande est largement supérieure par rapport à l’offre », a-t-il ajouté.

« Je suis vraiment fière que nous ayons pu lancer aujourd’hui un produit qui était aussi demandé » et que « clairement le marché attendait », a commenté auprès de l’AFP Elvira Eurlings, qui dirige le Trésor néerlandais (DSTA).

Un appétit corroboré par le fait que la prime d’émission de l’emprunt a été négative, ce qui signifie que les Pays-Bas « ont emprunté moins cher en offrant à l’investisseur moins que ce que ce dernier peut trouver sur le marché secondaire », celui où s’échange la dette déjà émise, a souligné M. Gabizon.

Cette prime d’émission correspond à un rendement en général légèrement supérieur que l’émetteur d’une dette est prêt à verser à l’investisseur, pour l’attirer, par rapport au rendement de cette même dette qu’il pourrait obtenir sur le marché secondaire.

« Comme la demande pour le vert est extrêmement importante, les investisseurs sont prêts à renoncer à un petit peu de rendement » pour pouvoir acquérir des obligations vertes plutôt qu’emprunter sous une forme conventionnelle, a expliqué M. Gabizon.

Le coupon (taux d’intérêt annuel) nominal de cet emprunt a été fixé à 0,5% et le rendement effectif, c’est-à-dire l’intérêt annuel que paiera le pays sur l’ensemble du prêt, qui arrive à échéance en juillet 2040, est de 0,557%.

Les Pays-Bas sont le sixième pays européen à se lancer sur le marché de la dette verte après la Pologne, la France, la Belgique, l’Irlande et la Lituanie.

« Les Pays-Bas sont aujourd’hui le premier pays triple A à émettre une obligation verte », avait indiqué plus tôt dans la journée le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra, sur Twitter.

« Avec les obligations vertes, nous finançons les dépenses vertes et stimulons le marché des capitaux verts. Une nouvelle étape vers une économie plus verte et des Pays-Bas plus verts », avait-il ajouté.

Le changement climatique et l’environnement sont des enjeux clés pour les Pays-Bas, au moins un tiers du pays se trouvant sous le niveau de la mer.

Les obligations vertes sont des titres de dettes dont le montant doit financer des investissements en faveur de la transition énergétique et écologique.

Lancées il y a une dizaine d’années, leurs émissions représentent toutefois une part encore minoritaire, de l’ordre de 2% en 2018 selon HSBC, de l’ensemble du marché de la dette. Mais leur croissance est exponentielle.

La Pologne a été la première en décembre 2016 à lancer un emprunt vert mais c’est surtout la France qui a marqué les esprits avec une opération massive de 7 milliards en janvier 2017, qui fait désormais référence.

dk-jra/lpt

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