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Les principaux épisodes de grippe aviaire en France depuis 2006

Posté le par AFP

L’épizootie de grippe aviaire de 2021-2022, d’une ampleur exceptionnelle, a connu deux vagues pour la première fois depuis l’arrivée du virus sur le territoire en 2006, contraignant à abattre 16 millions de volailles, dont 11 millions dans le Grand Ouest.

Rappel des principaux épisodes de grippe aviaire en France.

– 2006 : Ain, premier épisode –

Un premier cas d’infection par le virus H5N1 de la grippe aviaire (influenza aviaire) est confirmé en France sur un canard sauvage trouvé mort dans l’Ain le 18 février 2006.

Ce type de virus est d’autant plus inquiétant qu’il peut se transmettre à l’homme après des contacts directs et prolongés avec des volailles et qu’il a causé la mort de plusieurs dizaines de personnes en Asie depuis son apparition à Hong Kong en 1997 et sa réémergence en 2003 en Asie du Sud-Est.

Le 23 février, la présence du H5N1 est confirmée dans un élevage de 11.000 dindes dans ce même département. Les bêtes sont euthanasiées.

– 2007 : réapparition dans l’Est –

Le virus H5N1 est à l’origine de la mort de trois cygnes découverts en juillet en Moselle. Le gouvernement renforce les mesures de prévention contre le risque de contamination des élevages.

– 2015-2016 : le Sud-Ouest frappé –

Un foyer de grippe aviaire H5N1 dans une basse-cour à Biras en Dordogne est annoncé le 25 novembre 2015.

Des restrictions pour le transport et l’exportation sont imposées tandis que plusieurs pays dont le Japon cessent d’importer la volaille française et ses produits comme le foie gras.

De nouveaux foyers sont découverts dans le Sud-Ouest. Le 14 janvier 2016, le ministère de l’Agriculture annonce que les élevages du Sud-Ouest devront geler leur production pour éradiquer la maladie.

Un système de « vide sanitaire » est mis en place, une période de plusieurs semaines sans aucune volaille dans les élevages avant une reprise de l’activité.

– 2016-2017 : souche H5N8 –

Le 28 novembre 2016, un cas de grippe aviaire, cette fois de la souche H5N8 hautement pathogène pour les volatiles mais non transmissible à l’homme, est confirmé chez des canards sauvages dans le Pas-de-Calais.

Quelques jours plus tard, des foyers sont détectés dans des élevages de plusieurs départements du Sud-Ouest.

Le 4 janvier 2017, le gouvernement décide l’abattage de centaines de milliers de canards élevés en plein air dans 150 communes du Sud-Ouest.

Le 21 février, il annonce l’abattage de 360.000 canards d’élevage dans les Landes. La mesure d’abattage préventif est ensuite étendue à 700 communes du Gers, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne puis suivie au printemps d’une période de « vide sanitaire ».

La fin de l’épidémie est officiellement déclarée en France le 5 mai.

– 2020/2021 : tache d’huile dans le Sud-Ouest –

Une alerte est lancée à l’automne 2020 en raison du passage d’oiseaux migrateurs potentiellement porteurs du virus H5N8.

Le 8 décembre, un premier élevage de canards dans les Landes est officiellement contaminé par le H5N8.

Malgré les abattages systématiques, l’épidémie fait tache d’huile, touchant au total 15 départements, principalement dans le Sud-Ouest, et obligeant à l’abattage de 3,5 millions de volailles.

– 2021/2022: une ampleur inédite –

En septembre 2021, des cas sont détectés dans des basses-cours des Ardennes et de l’Aisne. Le 5 novembre, le confinement est ordonné pour tout élevage de volailles en France métropolitaine pour éviter les contaminations par les oiseaux migrateurs.

Le 17 décembre, le ministère annonce un premier foyer dans un élevage de canards du Gers. L’épidémie se propage ensuite rapidement à d’autres élevages du Gers, des Landes et Pyrénées-Atlantiques.

L’épidémie s’étend en février et mars dans l’ouest de la France, en particulier en Vendée et Loire-Atlantique.

Fin mars, début avril, de nouveaux foyers infectieux se déclarent dans des élevages du Lot, de Dordogne et de Corrèze. En mai c’est au tour de la Charente d’être touchée. C’est la première fois que des oiseaux sauvages contaminent des élevages lors de la phase ascendante de leur migration, c’est-à-dire de leur remontée des pays du Sud vers ceux du Nord.

Le ministère de l’Agriculture a annoncé lundi le début de l’expérimentation de deux candidats vaccins le 10 mai, mais il faudra attendre au mieux « début 2023 » pour aboutir à un vaccin, a précisé l’interprofession.

Début mai, 19 départements du Grand Ouest restaient en « risque élevé » de diffusion du virus.

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