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L’Espagne opposée à un blocage de l’accord UE-Mercosur

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L’Espagne « ne partage pas la position de blocage de l’accord » commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, proposée vendredi par le président français Emmanuel Macron face au Brésil, a indiqué samedi la présidence du gouvernement espagnol dans une déclaration reçue par l’AFP.

« L’Espagne a été à la pointe du dernier effort pour la signature de l’accord UE-Mercosur qui va ouvrir des opportunités énormes pour les deux blocs régionaux », a indiqué Madrid, rejetant un « blocage de la ratification » du traité de libre échange controversé.

Vendredi, un porte-parole du gouvernement allemand avait déjà estimé que s’opposer à l’accord entre l’UE et le Mercosur n’était « pas la réponse appropriée » aux incendies dans la forêt amazonienne au Brésil.

A la veille de l’ouverture du sommet du G7 à Biarritz (France), le président français avait accusé son homologue brésilien Jair Bolsonaro d’avoir « menti » sur ses engagements en faveur de l’environnement et avait évoqué « l’inaction de Jair Bolsonaro face au changement climatique, y compris sur les incendies » en forêt amazonienne.

M. Macron avait annoncé vendredi que dans ces conditions, la France s’opposerait au traité de libre échange UE-Mercosur.

Madrid a exprimé son désaccord samedi: « pour l’Espagne, l’objectif de lutte contre le changement climatique est un objectif prioritaire mais nous considérons que c’est justement en appliquant les clauses environnementales de l’accord qu’on peut le plus avancer et non pas en proposant un blocage de sa ratification qui isolerait les pays du Mercosur ».

Dans une lettre commune envoyée jeudi au président de l’exécutif européen Jean-Claude Juncker, les dirigeants de sept Etats membres de l’UE – dont l’Allemagne et l’Espagne – avaient exhorté la Commission européenne à conclure cet « accord historique ».

Mais ce traité de libre échange entre l’UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), signé fin juin après vingt ans de tractations, est très critiqué.

Il suscite un malaise grandissant dans certains Etats membres de l’UE sous la pression des agriculteurs, inquiets pour leur production de viande, et des ONG, préoccupées par le climat.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse. »

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