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Macron à Amiens confond « politique partisane et rôle du chef de l’Etat », accuse Ruffin

Posté le par AFP

François Ruffin, député apparenté LFI de la Somme, accuse mercredi Emmanuel Macron de se rendre jeudi et vendredi à Amiens pour « lancer la campagne » de la candidate soutenue par LREM et de confondre ainsi « politique partisane et rôle du chef de l’Etat ».

« La semaine dernière Brigitte Fouré (la maire sortante UDI, NDLR) a été investie par En Marche; cette semaine, en improvisation, le président, boum, il arrive pour deux jours sur le terrain. C’est tellement gros, ça devrait être sur son budget de campagne », dénonce François Ruffin dans une vidéo postée sur YouTube.

Emmanuel Macron doit inaugurer jeudi le nouveau pôle universitaire de la Citadelle et le cycle commémoratif du 800e anniversaire de la cathédrale d’Amiens, et participer au lancement des actions de la ville nommée « capitale européenne de la jeunesse 2020 ».

Vendredi il rencontrera notamment une délégation d’anciens syndicalistes et salariés de l’usine Whirlpool d’Amiens et fera des annonces sur le raccordement ferroviaire de la ville ainsi que sur le canal Seine-Nord.

Mais pour François Ruffin, « en vrai », la visite d’Emmanuel Macron vise à « lancer la campagne des municipales car ça la foutrait très mal de perdre dans sa ville natale », où aujourd’hui « c’est le bordel », affirme-t-il

La République en marche a apporté le 13 novembre son soutien à de nouvelles têtes de liste pour les municipales de mars, dont Brigitte Fouré, qui avait déjà reçu le soutien du MoDem. Elle affrontera indirectement la députée LREM Barbara Pompili, qui a indiqué qu’elle figurerait sur la liste concurrente de Christophe Porquier, ex-EELV, un ancien vice-président de la région Picardie.

« Voilà la start-up nation », raille M. Ruffin: « refiler l’investiture En marche aux plus vieux routiers », dit-il à propos de Mme Fouré, élue locale « depuis 1986 ».

Quant à la rencontre avec les ex-salariés de Whirlpool, il affirme qu’elle se fera « derrière les portes closes de la préfecture » alors que « les bonnes nouvelles » portées par M. Macron alors ministre de l’Economie, avant finalement la liquidation de l’entreprise, se faisaient « devant toutes les caméras, les micros et les stylos du pays ».

Ecoeurés après la liquidation cet été de WN, repreneur de l’usine Whirlpool, devenue un symbole de la désindustrialisation, les ex-salariés comptent, eux, tenter de comprendre vendredi en rencontrant M. Macron « comment le +miracle industriel+ est devenu fiasco », ont-ils dit à l’AFP.

ggy/el/sl

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