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Mise en garde de Washington au secteur du transport aérien traitant avec l’Iran

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Le gouvernement américain a menacé mardi de sanctions financières tout le secteur du transport aérien international s’il soutenait ou avait des relations commerciales avec l’Iran ou ses compagnies aériennes.

Les services de l’OFAC, l’agence du Trésor américain en charge des sanctions, ont averti l’industrie du transport aérien contre « l’exposition potentielle à des sanctions économiques américaines » en cas de fourniture d’appareils, d’équipements, ou de services à l’Iran ou aux compagnies aériennes iraniennes déjà sanctionnées.

« L’industrie internationale de l’aviation civile, y compris ceux qui fournissent des services comme les agents de voyages ou de réservations doivent être en état d’alerte pour s’assurer de ne pas devenir complice des activités malignes de l’Iran », a affirmé Sigal Mandelker, sous-secrétaire au Trésor en charge contre la lutte du terrorisme.

« Le manque de procédures de contrôle pourrait exposer ceux qui opèrent dans l’industrie de l’aviation civile à des risques significatifs, y compris des poursuites au civil ou au pénal ou des sanctions économiques », ajoute le Trésor.

L’administration américaine estime que le régime iranien « utilise les compagnies commerciales pour poursuivre l’objectif de déstabilisation des groupes terroristes comme les Gardes de la Révolution islamique ou la force Al-Qods ».

Selon Washington, « l’Iran s’est régulièrement appuyé sur certaines compagnies aériennes commerciales pour faire voler des avions de combat et livrer du matériel vers des destinations internationales en relation avec des opérations de terrorisme parrainé par l’Etat ».

Le Trésor cite l’exemple des compagnies aériennes et de transport cargo Mahan Air et Qeshm Fars Air, qui ont déjà été placées sur la liste des sanctions.

« Les agents commerciaux et autres entités qui continuent de fournir des services aux compagnies aériennes iraniennes risquent d’être sanctionnés », martèle le Trésor.

L’administration Trump qui s’est retirée en mai 2018 de l’accord nucléaire censé limiter les activités sensibles de l’Iran, a ensuite rétabli à partir d’août une série de sanctions économiques contre Téhéran dans le cadre d’une campagne de « pression maximale » contre l’Iran, accusé également de déstabiliser la région.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse. »

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