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Moteur de l’avion de combat du futur: accord trouvé entre le français Safran et l’allemand MTU

Posté le par AFP

Un accord a été trouvé entre les motoristes français Safran et allemand MTU sur la répartition industrielle des travaux de développement du moteur du futur avion de combat européen NGF (new generation fighter), a-t-on appris mardi auprès des deux industriels.

« Le programme Scaf (Système de Combat Aérien du Futur) a franchi aujourd’hui une étape majeure: Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines ont convergé sur les détails de leur partenariat d’égal à égal pour développer le moteur du futur avion de combat européen NGF », ont-ils indiqué dans un communiqué.

Paris, Berlin et Madrid ont signé le 17 juin lors du salon du Bourget un accord-cadre structurant les trois pays autour du Scaf.

Au coeur de ce système se trouve le futur chasseur NGF destiné à remplacer les actuels Rafale et Eurofighter à l’horizon 2040.

La répartition industrielle constituait un point de tension entre Français et Allemands.

« Cet accord industriel s’appuie sur les principes définis par la lettre d’intention (LOI) signée entre les deux sociétés en février 2019, qui spécifie que Safran aura la responsabilité d’ensemble de la conception et de l’intégration du moteur et que MTU Aero Engines sera leader pour les services », selon le communiqué.

« Dans le cadre du schéma contractuel défini par la France et l’Allemagne, Safran Aircraft Engines sera le primo-contractant du projet et MTU Aero Engines le principal partenaire pour la première phase de Recherche & Technologie », selon la même source.

Les deux sociétés sont également convenues « de la création d’une société commune 50-50, qui sera créée d’ici fin 2021 afin d’assurer les activités de développement, de production et de support après-vente du nouveau moteur qui propulsera l’avion ».

Le dossier patinait depuis plusieurs mois, conduisant la chancelière Angela Merkel et le président Emmanuel Macron à annoncer en octobre que les premiers contrats d’études attendus par les industriels seraient notifiés en janvier 2020, sans attendre un accord entre les motoristes, si le blocage perdurait.

Depuis la répartition des tâches fixée en février entre Safran et MTU, plusieurs acteurs côté allemand, dont des membres du Bundestag, cherchaient à revenir sur cet accord et à établir une cotraitance au sujet du développement du futur moteur, au grand dam des Français.

Le Délégué général à l’armement (DGA), Joël Barre, avait fermement rejeté cette option, lors d’une audition devant les sénateurs le 2 octobre.

« Nous voulons que les responsabilités soient clairement affichées, contrairement à ce qui avait été fait pour le moteur de l’Airbus A400M », l’avion de transport développé par un consortium européen qui a multiplié retards et surcoûts, avait-il affirmé.

Le SCAF associe avion de combat, drones, futurs missiles de croisière et drones évoluant en essaim. Les contrats d’études doivent permettre à un premier démonstrateur de voler en 2026 pour évaluer la faisabilité du concept.

Cette étape est très attendue par les industriels, au premier rang desquels Dassault Aviation et Airbus.

« Cet accord est un pas en avant majeur, qui reflète la volonté de Safran Aircraft Engines et de MTU Aero Engines d’assurer une gestion solide et efficace du programme, reposant sur un partenariat équilibré et des responsabilités claires », ont déclaré Olivier Andriès, président de Safran Aircraft Engines, et Michael Schreyögg, directeur des programmes à MTU Aero Engines, cités dans le communiqué.

mra-sw/tq/LyS

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