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Paris: la préfecture dément tout risque à boire l’eau du robinet

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La préfecture d’île-de-France a catégoriquement démenti tout « risque pour la santé publique » à consommer l’eau potable de la capitale, à la suite de rumeurs faisant état d’une alerte à la pollution au tritium, une « fausse information ».

« Démenti sur la présence de #tritium dans l’eau potable : aucun arrêté préfectoral n’a été pris par le préfet de Paris. Les valeurs observées à ce jour ne montrent pas de risque pour la santé publique @ARS_IDF . L’eau du robinet peut donc être consommée sans restriction », indique la préfecture sur son compte officiel @Prefet75_IDF.

La rumeur, abondamment relayée sur les réseaux sociaux, est notamment parti du message d’une femme affirmant être une infirmière dans un hôpital parisien et évoquant la présence de « titanium » dans l’eau et la parution d’un arrêté préfectoral.

« Il n’y a pas d’arrêté préfectoral qui existe, pour nous ce n’est que fausse information », a confirmé la préfecture d’Ile-de-France à l’AFP samedi. « Et l’Agence régionale de santé nous confirme qu’il n’y a aucun problème dans les valeurs constatées », a-t-on précisé.

L’Assistance-publique des Hôpitaux de Paris a retweeté le message de la préfecture affirmant qu’aucun arrêté n’avait été pris.

« Boire l’eau de Paris ne présente pas de risque pour la santé, le tritium est présent à des doses infinitésimales dans l’eau, sans le moindre risque à court, moyen et long terme », a souligné de son côté, Eau de Paris, également sur Twitter.

Sur son site internet, cet organisme précisait vendredi que « la mesure du tritium dans l’eau destinée à la consommation humaine sert d’indicateur susceptible de révéler la présence de radionucléides artificiels et donc une contamination d’origine humaine ».

Eau de Paris rappelle également que la référence de qualité de l’activité en tritium fixée en France est de 100 Bq/l (Becquerel par litre), soit 100 fois moins que la valeur de référence de 10.000 Bq/l préconisée par l’OMS.

Selon les mesures effectuées entre 2016 et 2019, « aucun dépassement n’a été observé », précise encore l’organisme: « Le seuil moyen relevé à Paris depuis 2016 varie entre 0 et 1,22 Bq/L ».

L’Agence régionale de santé (ARS) réalise chaque mois des analyses de la qualité radiologique de l’eau, dont les résultats sont publics et accessibles sur le site internet du ministère de la santé: eaupotable.sante.gouv.fr.

Mercredi, une association de l’Ouest de la France avait dénoncé une « contamination » radioactive de l’eau potable, mais reconnu dans le même communiqué qu' »aucune valeur ne dépasse le critère de qualité de 100 Bq/L instauré par les autorités sanitaires ».

cbo/tib/fmp

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