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Pesticides: dans l’Ouest, des habitants réclament plus de protection

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Certains ont développé des maladies graves et se disent victimes des pesticides: plusieurs riverains de terres agricoles et viticoles, soutenus par un collectif de l’Ouest, ont réclamé jeudi à Rennes des moyens de protection des populations plus efficaces, accusant l’État de « défaillance ».

Cancers, puberté précoce chez une fillette de cinq ans, malformations congénitales, problèmes de thyroïde, allergies… ces habitants de zones rurales ont témoigné des pathologies qu’ils ont développées, à cause, selon eux, des épandages agricoles près de chez eux.

Le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest est sollicité « deux ou trois fois par semaine par Facebook, mail ou téléphone », affirme Michel Besnard, son président, pour orienter des riverains de plus en plus nombreux et inquiets.

« Jusqu’à présent l’État s’est montré timide voire défaillant pour prendre des mesures protégeant réellement les riverains », regrette l’association dans un communiqué.

Dans l’attente de la décision du Conseil d’État sur l’arrêté du 4 mai 2017 réglementant l’usage de produits phytosanitaires, le collectif continue de demander une réécriture du texte. Il réclame l’inclusion de « bandes blanches », c’est-à-dire de « zones sans application de pesticides de synthèse à proximité de tous les lieux de vie ».

Venue de Quimper (Finistère), Natacha a fait état des problèmes de santé de sa famille, survenus dans l’Hérault, dans son ancienne maison proche de vignes traitées aux pesticides. Victime d’une fausse couche, elle a raconté avoir donné naissance à un fils mal formé au niveau de la dentition. « J’ai déménagé en catastrophe », a-t-elle raconté, en sanglots. « Quant à la mairesse, elle m’a dit de faire avec. »

Florence, une habitante d’Ille-et-Vilaine, a expliqué comment, avec difficulté, elle a fini par obtenir que les agriculteurs de sa commune préviennent les riverains avant les épandages. « Cela nous permet de rentrer le linge et les jouets des enfants à l’intérieur », a détaillé cette mère d’un enfant allergique.

Le collectif admet l’existence de recours mais souligne que les riverains font souvent face à des obstacles avant d’obtenir l’intervention des pouvoirs publics.

Me Stéphane Cottineau, avocat du barreau de Nantes et défenseur de victimes de pesticides, a encouragé les habitants de zones rurales à déposer plainte à la police ou auprès du procureur, en invoquant le motif des « troubles anormaux au voisinage », qui souligne-t-il est « utilisable dans le domaine des pesticides ».

cor-lg/aag/mm

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