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PFAS dans l’eau de consommation: les normes dépassées dans trois captages en Occitanie

Posté le par AFP

En Occitanie, les taux de PFAS ou « polluants éternels » présents dans l’eau de consommation dépassent les normes réglementaires dans trois secteurs, du côté de Toulouse, Narbonne et Lunel (Hérault), selon une étude publiée vendredi par l’Agence régionale de Santé (ARS).

Le « cas particulier » de Salindres (Gard), où riverains et associations s’inquiètent de possibles contaminations importantes, est jusqu’à présent « conforme aux normes » mais fera l’objet, comme d’autres, d’études complémentaires, a souligné l’ARS Occitanie dans un communiqué.

Massivement présentes dans la vie courante (poêles en Téflon, emballages alimentaires, textiles, automobiles…), les substances per- et polyfluoroalkylés doivent leur surnom à leur cycle de vie très long et, pour certaines, à leur effet néfaste sur la santé.

A partir de 2026, les PFAS seront intégrés aux programmes de contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine, selon une directive européenne.

Sans attendre cette échéance, l’ARS Occitanie a lancé fin février une campagne d’analyses sur 329 points de prélèvements « sélectionnés pour leur potentielle vulnérabilité aux PFAS » et portant sur les 20 PFAS listés par la directive européenne.

Selon cette étude, « trois résultats présentent un dépassement de la norme de qualité » pour « l’eau distribuée », établie à 100 nanogrammes par litre.

Il s’agit d’un captage alimentant 4.500 habitants de Lunel Vieil (Hérault), d’un « captage de secours » utilisé environ un mois par an pour alimenter près de 100.000 habitants de plusieurs communes du nord toulousain et du forage du Ratier, qui « alimente en partie la commune de Narbonne » dans l’Aude.

Le risque pour la santé étant lié à une « exposition chronique » aux PFAS, ces non-conformité ne vont pas entraîner de restriction de la consommation mais feront l’objet de mesures afin « d’identifier les sources de contamination possibles », « limiter l’exposition de la population » et « rétablir la qualité de l’eau ».

Sur le secteur de Salindres, où le géant belge de la chimie Solvay produit un type particulier de PFAS, l’acide trifluoroactétique (TFA), « tous les résultats » d’analyses sont revenus « conformes aux normes », a indiqué l’ARS.

Son étude ne permet toutefois pas de quantifier la présence de TFA, puisque cette substance ne fait pas partie des 20 étudiées. Pour cela, il faudra attendre la campagne que mènera au second semestre de cette année, sur l’ensemble de la France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui portera sur « une trentaine de PFAS », dont le TFA.

En février, l’association Générations futures, qui a effectué ses propres prélèvements, s’était inquiétée des « concentrations exceptionnellement élevées » de TFA dans les eaux de surface et dans les eaux de distribution en aval du site.

siu/ol/as

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