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Procès des consultants d’EDF: décision le 30 septembre contre le groupe et son ex-PDG Henri Proglio

Posté le par AFP

Le tribunal correctionnel de Paris rendra sa décision le 30 septembre contre EDF et son ancien PDG Henri Proglio, soupçonnés de « favoritisme », et contre 11 consultants, qui selon l’accusation avaient été recrutés par l’électricien en dehors des règles de mise en concurrence.

Après sept journées d’audience étalées sur un mois, le président du tribunal a conclu les débats vendredi en donnant la parole une dernière fois aux prévenus.

« J’ai déjà été condamné par voie de presse, et je veux défendre mon honneur, injustement mis en cause », a déclaré à cette occasion M. Proglio, qui aura 75 ans le 29 juin.

Mardi, le Parquet national financier a requis deux ans de prison avec sursis et 200.000 euros d’amende contre l’ancien dirigeant, considérant qu’il avait été à l' »initiative » d’une « procédure dérogatoire et illégale », assimilable selon lui au « fait du prince ».

Dans ce dossier, le géant de l’électricité, poursuivi en tant que personne morale, ainsi que son ancien PDG de 2009 à 2014 se voient reprocher d’avoir signé 44 contrats avec des consultants en dehors des règles de mise en concurrence, pour environ 36 millions d’euros au total.

Ces communicants, anciens dirigeants d’entreprises ou journalistes avaient été rémunérés chacun de 40.000 à quatre millions d’euros sur plusieurs années, pour des missions de « lobbying », « renseignement », « conseil stratégique », en « communication » ou « gestion des risques ».

Onze d’entre eux, qui ont touché plus de 400.000 euros, ont également été jugés, pour « recel de favoritisme ». Le parquet a requis contre eux de six mois à 18 mois de prison avec sursis et de 121.000 à un million d’euros d’amende.

« S’ils ont été choisis par EDF, et parfois par moi personnellement, c’est en raison de leurs compétences, de leur expertise et de leur très bonne réputation », a souligné vendredi M. Proglio, qui s’est dit « navré » pour eux qu’ils aient eu à en répondre devant la justice.

Pendant le procès, l’ancien patron avait plaidé « l’efficacité » et réfuté toute volonté de contourner les règles. « Il n’a pas pris dans la caisse: il n’y a eu aucun enrichissement, aucun avantage personnel », a martelé l’un de ses défenseurs, Me Jean-Pierre Mignard, qui a plaidé la relaxe.

De leur côté, la plupart des 11 consultants poursuivis se sont défendus en expliquant n’avoir « jamais imaginé » qu’on puisse les solliciter en dehors des règles.

Beaucoup ont également argué que la confidentialité de leur mission était incompatible avec un appel d’offres: « on ne peut pas publier une petite annonce qui dirait +Recherche personne susceptible de me donner des informations sensibles sur des concurrents à l’étranger+ », a ainsi ironisé Me Emmanuel Asmar, avocat de l’une des consultants.

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