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Rugy doute de la compétitivité du réacteur nucléaire EPR

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Le ministre de la Transition Ecologique François de Rugy doute de la compétitivité du réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR par rapport aux énergies renouvelables, a-t-il dit vendredi sur France 3 Normandie, édition de Caen.

« Il faudra tirer toutes les leçons pour voir (…) aussi du point de vue économique si ce type de réacteur nucléaire est compétitif. Aujourd’hui on peut avoir des doutes en effet sur la compétitivité future par rapport aux énergies renouvelables dont les coûts de production baissent », a-t-il déclaré, interrogé sur le nouveau retard et surcoût de l’EPR en construction à Flamanville (Manche) annoncé jeudi du fait de soudures défectueuses que le gendarme du nucléaire oblige EDF à refaire.

« Le constat qu’on fait aujourd’hui c’est que les coûts du production de l’électricité par le nucléaire augmentent alors que les coûts de production de l’électricité, notamment par l’éolien et le solaire, baissent », a ajouté l’ancien secrétaire national d’EELV.

Interrogé sur les appels d’écologistes à cesser la construction du réacteur à Flamanville, le ministre a répondu que « ce serait un gâchis monumental ». « On ne peut envisager qu’EDF ait investi 11 milliards d’euros dans ce projet de centrale nucléaire nouvelle génération et que cela ne produise jamais d’électricité », a-t-il argumenté, ajoutant que deux autres réacteurs EPR, en Chine, avaient démarré et qu’un troisième en a reçu l’autorisation, en Finlande.

Le ministre a par ailleurs annoncé qu’il « lancerait dès cet été un nouvel appel à projet pour qu’on puisse définir une nouvelle zone de production d’éoliennes en mer au large de la Normandie. La région au large de laquelle existent déjà deux projets de parcs éoliens en mer « aura la fierté d’être la première région de production d’électricité par éoliennes en mer », a ajouté le ministre.

Selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), EDF pense pouvoir effectuer les réparations demandées « d’ici fin 2022 ». Jusqu’à récemment EDF évoquait un chargement du combustible fin 2019, soit déjà huit ans de retard, et un coût de construction de l’EPR de 10,9 milliards, contre 3,3 milliards évoqués en 2006.

Greenpeace évoque un surcoût de 2 milliards d’euros liés au soudures, non confirmé par EDF.

clc/db/or

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