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« Sans la nuit », une web série documentaire sur un monde réduit au silence

Posté le par AFP

La solidarité autour d’un monde à l’arrêt, celui de la nuit: dans sa série web documentaire « Sans la nuit », présentée mercredi à Marseille, le réalisateur Nicolas Debru, donne la parole à des gens « oubliés » depuis le début de la pandémie.

A travers chacun des 20 épisodes d’environ deux minutes, qui seront diffusés sur YouTube à partir de lundi, le réalisateur marseillais d’adoption, a brossé des portraits émouvants des acteurs de la nuit marseillaise réduits au silence par le Covid-19: DJ, chefs cuisiniers, comédiens, régisseurs, gérants de bars ou photographes de concert.

Après avoir découvert des restaurateurs préparer des paniers pour des étudiants ou ce barman ouvrir son local pour un coiffeur, il a voulu apporter sa contribution aux nombreux actes de solidarité exprimés durant la pandémie, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse au Trolleybus, une discothèque mythique du Vieux-Port.

Muni de son carnet d’adresses et de ses images d’archives, ce spécialiste du web documentaire s’est immergé dans cet univers dont les acteurs ont témoigné d’une « envie folle de se retrouver ». « C’est le coeur de ma vie. Il s’est éteint depuis plus d’un an maintenant », confie Anthony Pappalardo au sujet du Trolleybus, dont il est directeur associé.

S’il reconnaît que le milieu de la nuit véhicule une « connotation négative », il en souligne l’importance: « C’est un chiffre d’affaires annuel en France de deux milliards d’euros. C’est 1.600 discothèques, 45.000 emplois. Depuis le début de la crise, 300 établissements ont mis la clé sous la porte. C’est 8.000 emplois détruits ».

Anthony Pappalardo en a les larmes aux yeux. Aux 43 salariés du Trolleybus, « on a enlevé un pan important de leur vie ». Alors il ne tarit pas d’éloges envers le réalisateur: « Ça fait un an qu’on est muselé, et enfin on a une personne qui nous donne la parole, qui nous tend la main »: « Je dis bravo et merci, il a mis en avant des gens qu’on avait tendance à oublier ».

Dans l’épisode qui lui est consacré, le DJ Faze, autoproclamé « créateur d’émotions », dit en manquer cruellement: « On nous reproche souvent d’avoir beaucoup d’égo, mais notre égo il s’exprime parce qu’il y a de l’alter. (…) La nuit, tout seul, c’est le Ying sans le Yang », conclut-il.

Avec cette série, qui participera au Marseille Web Festival du 14 au 16 octobre, dans la catégorie « web doc », Nicolas Debru souhaite ouvrir le débat et susciter d’autres initiatives créatives ailleurs.

cor/ol/caz

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