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Scandale autour d’une start-up du bio-plastique en Italie

Posté le par AFP

Le patron d’une jeune pousse italienne du secteur du bio-plastique, Bio-on, éclaboussée par un scandale financier, a été arrêté mercredi et le cours de l’entreprise suspendu en Bourse.

La start-up, basée dans la région de Bologne (nord), est accusée de fausse communication et de manipulation des marchés, a indiqué la police financière dans un communiqué. Neuf personnes sont pour l’instant mises en cause par la justice.

L’opération « Plastic Bubble », qui a entraîné diverses perquisitions et la séquestration de biens pour un montant de 150 millions d’euros, faisait grand bruit en Italie.

L’enquête a montré une « représentation artificielle » de la société à l’extérieur, avec une « altération des faits », et ce afin « d’affecter la valeur du titre en Bourse », a expliqué lors d’une conférence de presse le procureur de Bologne, Giuseppe Amato.

« Nous sommes intervenus (…) afin d’éviter l’explosion d’une bulle économique aux effets encore plus dévastateurs », a-t-il ajouté.

Le chiffre d’affaires annoncé par la société ne correspondait pas à la réalité, et ce dès le début, afin d’augmenter la capitalisation boursière, en faisant croire à de fortes perspectives de croissance.

Bio-on soutenait aussi que le site de Castel San Pietro Terme était en mesure de produire mille tonnes par an de polymères, alors que l’enquête a montré que la production était seulement de 19 tonnes depuis le début de 2019.

L’affaire a été déclenchée par des accusations faites en juillet par le fonds américain Quintessential, qui voyait dans l’entreprise « un château de cartes » destiné à s’effondrer, avec un « schéma conçu par la direction pour s’enrichir sur le dos des actionnaires ».

Selon Quintessential, qui dénonçait des irrégularités comptables et des revenus fictifs, Bio-on était amené à devenir « un nouveau Parmalat », un groupe agro-alimentaire italien victime d’un énorme krach en 2003.

Bio-on et son fondateur et patron Marco Astorri, assigné mercredi à résidence, ont contesté les accusations du fonds américain.

La jeune pousse était considérée comme l’une des étoiles montantes de la Bourse italienne, où elle est cotée sur un marché réservé aux PME, l’AIM.

Le 9 juillet 2018, son titre avait atteint un plus haut à 70 euros –soit une capitalisation boursière de 1,3 milliard d’euros–, les investisseurs étant convaincus du potentiel de cette société.

Mais mardi soir, à la veille de sa suspension, l’action ne valait plus que 10,42 euros, avec une chute de plus de 80% de son cours depuis les accusations de Quintessential en juillet.

cco/fka/bh

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Posté le par AFP


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