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Séoul gèle sa décision de rompre un accord de renseignements avec Tokyo

Posté le par AFP

Le gouvernement de Corée du Sud a déclaré vendredi qu’il suspendait sa décision de rompre un accord de partage de renseignements militaires avec le Japon.

Cette annonce intervient in extremis, quelques heures avant l’échéance d’expiration de ce pacte entre les deux pays.

« Le gouvernement japonais a dit comprendre », a déclaré Kim You-geun, un responsable de la sécurité nationale du gouvernement sud-coréen, indiquant que cet accord, connu sous le nom de GSOMIA, ne serait donc pas rompu à minuit.

« Face à des interrogations comme celles posées par la Corée du Nord, la coordination de la sécurité entre le Japon et la Corée du Sud, ainsi qu’entre le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud, est importante », a réagi immédiatement après l’annonce le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, lors d’un point de presse.

« Compte tenu de l’état actuel des conditions de sécurité dans cette région, je pense que la Corée du Sud a pris cette décision d’un point de vue stratégique », a-t-il ajouté, des propos également repris quelques minutes plus tard par le Premier ministre nippon, Shinzo Abe, devant des caméras de télévision.

La Corée du Sud avait annoncé fin août son intention d’en finir avec cet accord de partage de renseignements militaires, suscitant alors des protestations de Tokyo et Washington sur fond de tensions diplomatiques et commerciales entre les voisins asiatiques.

Le Pentagone s’était alors dit « très inquiet et déçu », appelant les deux pays à « maintenir le dialogue ».

Les relations entre Tokyo et Séoul sont plombées depuis des décennies par des contentieux hérités de l’époque où la péninsule était une colonie nippone (1910-1945).

La brouille entre Tokyo et Séoul a connu une nette aggravation cette année, après que des tribunaux sud-coréens ont exigé d’entreprises japonaises qu’elles dédommagent des Sud-Coréens qui avaient été forcés de travailler dans leurs usines durant l’occupation japonaise jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Tokyo avait décidé alors de rayer la Corée du Sud d’une liste d’Etats bénéficiant d’un traitement de faveur, mesure perçue comme une sanction par Séoul qui a répliqué aussitôt avec une radiation similaire.

C’est dans ce contexte que Séoul avait choisi de ne pas reconduire le pacte GSOMIA à sa date d’expiration, une décision sur laquelle le gouvernement est donc revenu, mais à une condition: « que l’accord puisse être rompu à tout moment », si Séoul le décide, a précisé M. Kim.

burx-kap/cr

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