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« S’il vous plaît, pas de Brexit sans accord », plaide le chef de la diplomatie japonaise

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Le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono, a supplié jeudi le Royaume-Uni de ne pas quitter l’Union européenne sans accord, un scénario dont il redoute les conséquences pour les entreprises japonaises implantées dans le pays.

« A chaque rencontre que nous avons eue (avec le gouvernement britannique), ce fut l’un des principaux sujets: + s’il vous plaît, pas de Brexit sans accord+ », a déclaré Taro Kono dans une interview à la BBC. « Nous sommes très préoccupés par un +no-deal+ », a-t-il dit, à la veille d’un sommet de deux jours du G20 à Osaka.

« Nous ne voulons pas d’impact négatif pour les entreprises étrangères, dont les entreprises japonaises », a ajouté M. Kono, expliquant qu’il y avait plus de mille entreprises japonaises opérant au Royaume-Uni. Dans le cas d’un divorce brutal, sans accord négocié, « il pourrait y avoir et il y aura moins d’investissement, tout est possible ».

La sortie du Royaume-Uni de l’UE était fixée au 29 mars mais cette date a été repoussée au 31 octobre dans l’espoir de trouver une solution négociée permettant d’éviter une sortie sans compromis. La Première ministre Theresa May a dû démissionner après avoir échoué à trois reprises à faire adopter par les députés britanniques l’accord de retrait de l’UE qu’elle avait conclu en novembre avec Bruxelles.

Les deux candidats à sa succession, Boris Johnson et Jeremy Hunt, souhaitent renégocier cet accord mais n’excluent pas un Brexit « dur ».

« De nombreuses entreprises craignent les conséquences parce qu’elles ne savent pas ce qu’il va se passer », a expliqué le chef de la diplomatie japonaise. « Certaines ont déjà commencé à déplacer leurs opérations ailleurs en Europe ».

Le ministre a par ailleurs déclaré que le Japon voulait négocier un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni après le Brexit, mais que cela nécessiterait du temps.

« Il va y avoir une sorte d’intervalle entre le moment où le Royaume-Uni quittera l’UE et le moment où nous pourrons ratifier un nouvel accord commercial », a-t-il dit, soulignant que les deux pays devront se plier aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pendant cette période.

L’incertitude liée à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est une « grande préoccupation », a aussi témoigné le patron de Fujitsu Takahito Tokita, également interviewé par la BBC jeudi. Il a expliqué que sa société s’est préparée à l’éventualité d’une sortie sans accord mais n’envisage « absolument pas » de se retirer du Royaume-Uni.

Le japonais Nissan a déjà renoncé à produire un crossover dans le pays. Son concurrent Honda a pris la décision radicale de fermer en 2021 son usine britannique, même s’il n’a pas évoqué le Brexit, et Toyota a quant à lui menacé de quitter le Royaume-Uni.

pau/oaa/ved

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