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Travaux de Rugy: coût justifié, selon l’inspection gouvernementale (Le Parisien)

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Le coût des travaux dans le logement de fonction de François de Rugy au ministère de la Transition écologique était justifié, selon les résultats de l’inspection diligentée par le gouvernement, révélés samedi par Le Parisien sur son site.

Interrogé par l’AFP, Matignon n’a pas souhaité faire de commentaire.

Mediapart avait évoqué le 11 juillet des travaux à l’Hôtel de Roquelaure pour un montant de 63.000 euros. Ces révélations, ainsi que celles sur les dîners fastueux lorsque M. Rugy était président de l’Assemblée nationale, ont conduit mardi à sa démission du gouvernement.

Sur Twitter, M. de Rugy avait souligné la nécessité de rénover « régulièrement » cet Hôtel, et publié les courriels des devis.

Matignon avait demandé au secrétariat général du gouvernement de diligenter une inspection afin de vérifier que les travaux se conformaient au « respect des règles ».

D’après une personne ayant eu accès au dossier, citée par Le Parisien, « a priori, tout est réglo » et « les sommes dépensées pour réaliser les travaux sont justifiées ».

Les montants élevés s’expliquent par le choix de prestataires spécialisés dans les travaux de rénovation de ce genre de bâtiment construit au XVIIIe siècle.

Les résultats de ce contrôle, ainsi que de celui ordonné par le président de l’Assemblée nationale sur les dépenses de François de Rugy, seront connus officiellement mardi.

Selon des premières indications vendredi de source proche de l’enquête parlementaire, celle-ci dédouane l’ancien titulaire du perchoir pour ses dîners somptueux qui étaient bien « professionnels ».

« Retour aux faits », a tweeté samedi une nouvelle fois François de Rugy, après les révélations du Parisien.

« Un jour, il reviendra sur tout cela, sur cette folie médiatique lancée par Médiapart », a-t-on développé dans l’entourage de M. Rugy. « Il interviendra quand nous en serons revenus aux réalités, aux faits, au droit – ce que les rapports commencent à dire », a-t-on ajouté, en précisant que l’ex-ministre « préparait d’arrache-pied sa contre-offensive avec son avocat ».

L’une des principales autres révélations de Mediapart concernait un logement HLM à Paris occupé depuis 2001 par la directrice de cabinet de M. de Rugy, la préfète Nicole Klein, et conservé de 2006 à 2018 alors qu’elle n’habitait plus la capitale. Le ministre avait mis fin le lendemain aux fonctions de Mme Klein, qui lui avait vertement répliqué dans Ouest-France: « Il a voulu sauver sa tête en offrant la mienne ».

Mediapart avait encore évoqué un appartement loué par le ministre près de Nantes, « à loyer social préférentiel ». François de Rugy avait répondu au média en fournissant de nombreux documents visant à prouver sa bonne foi.

Après une semaine de révélations, le n°2 du gouvernement a jeté l’éponge mardi, dénonçant au moment de démissionner un « lynchage médiatique », et continuant de protester de son innocence.

pab-reb-cs/are/cam

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