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Un « apporteur d’affaires » marseillais condamné à cinq ans de prison pour extorsion

Posté le par AFP

Un « apporteur d’affaires » marseillais a été condamné, mercredi, à cinq de prison et 50.000 euros d’amende pour avoir extorqué « dans un climat de peur » bars, restaurants ou entreprises des Bouches-du-Rhône et de Saint-Tropez (Var) en 2018.

Placé sous mandat de dépôt, il a été interpellé à la barre du tribunal ainsi que deux de ses quatre co-prévenus.

Aucune des victimes n’avait déposé plainte ni ne s’est constituée partie civile. La défense avait ainsi plaidé l’absence de violences auprès de victimes qui assuraient elles-mêmes ne pas avoir été rackettées.

« Même si les violences ne sont pas avérées, a indiqué la présidente du tribunal correctionnel, Céline Ballérini, à la lecture du jugement, les délits commis sont extrêmement graves car ils s’inscrivent dans un contexte de contrainte. Un climat de peur ressort des écoutes téléphoniques et l’extorsion ne suppose pas nécessairement que les victimes se plaignent ».

Ancien boxeur, Kamel Tachouaft, 47 ans, surnommé « Caramel », avait été ciblé par une enquête en raison d’un train de vie sans commune mesure avec ses activités alléguées d' »apporteur d’affaires »: villa de location, voitures de luxe, appartement à Saint-Tropez, absence de dépenses courantes sur ses comptes.

Les écoutes téléphoniques laissaient apparaître que des enveloppes étaient remises à lui ou à son « bras droit », Philippe Bendjeddou, 57 ans, condamné à quatre ans de prison et à 10.000 euros d’amende.

Avec un troisième homme, Georges Mélikian, 58 ans, condamné à quatre ans de prison et 40.000 euros d’amende, Kamel Tachouaft intervenait dans des différends entre commerçants. Il se chargeait de recouvrer des dettes et encaissait des sommes pour ce qu’il nommait des « médiations » ou des remerciements pour des « marchés apportés ».

Dans une entreprise de sécurité, il apparaissait comme le vrai patron, le gérant en droit convenant que M. Tachouaft occupait « un emploi fictif ».

Confronté à des propos évoquant des menaces ou une contrainte à peine voilée, Kamel Tachouaft avait parlé de « gens qui extrapolent » et d’une forme de galéjade marseillaise.

Deux autres prévenus ont été condamnés, l’un à deux ans de prison à purger sous bracelet électronique, le second à huit mois de prison.

Dans son réquisitoire, le procureur avait réclamé des peines allant jusqu’à sept ans de prison contre des prévenus qu’il avait qualifiés de « charognards de l’économie souterraine », dénonçant l’extorsion comme « un crime social, un crime contre l’économie et contre l’exemplarité ».

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2021 Agence France-Presse. »

Posté le par AFP


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