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Une seule offre de reprise, « modeste », pour le fabricant de cabines d’engins de chantiers Tim

Posté le par AFP

Une seule offre a été déposée pour la reprise de Tim, fabricant de cabines d’engins de chantiers implanté à Quaëdypre (Nord) et placé en redressement judiciaire, ont indiqué mercredi à l’AFP des représentants syndicaux, faisant part de leur pessimisme.

Au terme de la période de dépôt, mardi, « une offre a été déposée par GM Services, à l’initiative de la société Sépode » basée en Normandie, ont indiqué dans une déclaration à l’AFP Christophe Fournier, délégué syndical FO, OIivier Crespin, délégué CGT, et Frédéric Vanstraceele, secrétaire CSE.

Cette offre, qui propose « une reprise totale du site et de l’activité » mais « avec seulement 40 salariés sur 304 actuellement », sera évaluée le 27 novembre par le tribunal de commerce de Tourcoing.

GM Services a « encore une quinzaine de jours pour améliorer son offre, sachant que, pour nous, organisations syndicales et élus du CSE, 264 licenciements, ce n’est pas acceptable », ont-ils jugé.

En difficultés financières, l’entreprise avait été placée fin août en redressement judiciaire, à sa demande, deux ans après avoir échappé à la liquidation. « Tim ne peut plus répondre aux demandes de paiement et les fonds supplémentaires ne sont pas disponibles », avait alors expliqué aux salariés le PDG, Fil Filipov.

Par ailleurs, la reprise de Tim est soumise à des conditions suspensives comme des normes environnementales ou de sécurité. Or, « depuis quelques dizaines d’années, on travaille dans des conditions archaïques » avec « un système électrique et de gaz non revu ou des soudeurs qui travaillent sans ventilation », ont souligné les représentants syndicaux.

Et « même si toutes les conditions suspensives sont levées, il n’y a même pas 20% de chances que ça aboutisse », estiment-ils. Selon eux, les salariés « sont découragés, ils ont le moral dans les chaussettes » et « le sentiment d’avoir été trahis par M. Filipov ».

Selon une source proche du dossier, « le carnet de commandes ne cesse de se détériorer dans des proportions sidérantes », de sorte que « la plupart des clients sont partis ou en voie de partir », à l’image du géant américain Caterpillar, principal client.

En l’état actuel, « les chances de survie sont assez ténues », a indiqué cette source.

La société Atlas, que M. Filipov contrôle, avait repris l’entreprise Tim en juillet 2017, préservant 446 des 470 emplois.

cmk/frd/nth

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse. »

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