Décryptage

Très encrés ou siliconés, tous les papiers se recyclent

Posté le 28 avril 2011
par La rédaction
dans Chimie et Biotech

Unique pôle intégré de traitement et de valorisation de la fibre recyclée à partir de papiers «post consommation», Vertaris qui est la seule entreprise à pouvoir désencrer en grandes proportions le papier très encré, est aujourd’hui la première en France à pouvoir recycler les papiers siliconés utilisés dans le marché de l'étiquette adhésive .

Le papier libère une importante quantité de CO2 dans l’atmosphère lors de la décomposition ou de l’incinération des fibres qui, pourtant, peuvent être recyclée environ 5 fois. Ainsi, le recyclage d’une tonne de papier évite l’émission de 300 kg de CO2. De plus, en s’exonérant des opérations classiques d’extraction et de blanchiment des fibres, gourmandes en énergie, la production de papier 100 % recyclé permet de consommer jusqu’à 7 fois moins d’énergie. Si le recyclage du papier est une technologie maîtrisée, il restait deux obstacles – le recyclage des papiers très encrés et celui des étiquettes autoadhésives – qu’une jeune PMI française fondée sur les valeurs du développement durable, Vertaris, a franchi.
 
Doté d’un outil industriel parmi les plus performants en Europe, le site de Vertaris, situé à Voreppe, près de Grenoble, est en France l’unique pôle intégré de traitement et de valorisation de la fibre recyclée à partir de papiers «post consommation». Il intègre l’ensemble du processus de fabrication, du stockage des vieux papiers à la production des produits finis, en passant par le désencrage avec une capacité de 200 000 t/an et la production de 140 000 t/an de pâte à papier 100 % recyclée à très haute teneur en blancheur (94 %). Avec ce site de production qui n’utilise que du papier récupéré dans la région, l’entreprise  bénéficie d’une réduction importante de son empreinte écologique : pas de nécessité de sécher la pâte produite, pas de transport de la pâte…

La glassine n’est plus un obstacle au recyclage

Vertaris est la seule entreprise à pouvoir désencrer en grandes proportions le papier très encré. Elle peut de ce fait recycler davantage de papiers type magazines, brochures, catalogues, alors que ses concurrents traitent avant tout les papiers faiblement encrés, de type papiers de bureau. Cette haute technicité, Vertaris la doit  à la performance de son procédé de désencrage et aux investissements qu’elle a réalisés dans ce domaine. Si cette compétence représente un avantage concurrentiel, elle joue aussi un rôle très positif en faveur de l’environnement, car les papiers très encrés trouvent désormais matière à seconde vie et échappent au cycle de l’incinération, coûteux en CO2.

Aujourd’hui, Vertaris est la seule entreprise française à pouvoir recycler les papiers siliconés utilisés dans le marché de l’étiquette adhésive. Jusqu’à présent, la glassine usagée qui représente 250 000 t/an, était un déchet final destinés à être enfoui et impactait toute la chaine de valeur : siliconeurs, complexeurs, fabricants d’étiquettes, imprimeurs, utilisateurs finaux…  Avec sa nouvelle solution de recyclage, Vertaris offre à l’ensemble de la filière une alternative économique et environnementale très intéressante à celle de l’enfouissement pour différentes sources de papier, y compris les étiquettes avec colle à eau (résistantes à l’état humide) et les papiers siliconés en mélange (jaune, brun, blanc, bleu). Elle propose ainsi : 

Par M.C


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