Les nanomatériaux sont au cœur des préoccupations des scientifiques tant leurs caractéristiques physico-chimiques et leur taille leur confèrent des propriétés uniques. L'évolution des outils d'observation et d'analyse de la matière a permi l'étude à l'échelle nanométrique. On appelle nanomatériau des objets dont une des dimension est comprise entre 1 et 100 nanomètres. De part leur taille, ces particules ont très souvent une surface spécifique importante, entrainant des propriétés bio-physico-chimiques particulières, mais également ue mobilité et une réactivité précise. Cet article propose de faire le point sur ces particules, en présentant en premier lieu l'intérêt de leur étaude. Ensuite, quelques exemples d'applications sont présentés, naturels ou non. Enfin, les perspectives de développement futur sont abordées.
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Isabelle LE HECHO : Maître de Conférences - Université de Pau et des pays de l’Adour/CNRS, LCABIE, IPREM UMR 5254, Pau
Martine POTIN-GAUTIER : Professeur - Université de Pau et des pays de l’Adour/CNRS, LCABIE, IPREM UMR 5254, Pau
Gaëtane LESPES : Professeur - Université de Pau et des pays de l’Adour/CNRS, LCABIE, IPREM UMR 5254, Pau
INTRODUCTION
Résumé :
Les systèmes colloïdaux se réfèrent à des particules dispersées dans une phase liquide. Leurs propriétés remarquables de stabilité et/ou de couleur ont suscité depuis plusieurs siècles la curiosité des alchimistes qui ont développé de nombreuses préparations dans des domaines aussi variés que ceux liés à la métallurgie ou à la médecine. Le terme colloïde n’a pourtant été utilisé pour la première fois qu’en 1861 par le chimiste britannique Thomas Graham qui caractérisa la dispersion de fines particules d’or responsables de la coloration de certains rubis artificiels
. La première observation de systèmes colloïdaux fut réalisée en 1903, par le chimiste austro-hongrois Richard Zsigmondy
. Ce chimiste a en effet conçu le premier ultra-microscope permettant d’observer des particules de tailles inférieures à 400 nm dispersées dans un milieu aqueux. Plus récemment, dans la deuxième moitié du vingtième siècle, les scientifiques ont poursuivi leur investigation avec des moyens de plus en plus performants tels que la microscopie électronique. Il est alors devenu possible d’explorer la matière et les particules à l’échelle nanométrique.
Aujourd’hui, les nanomatériaux suscitent plus que jamais l’intérêt des scientifiques de par leur taille et leurs propriétés physico-chimiques. Ils sont désormais au cœur de ce que certains scientifiques n’hésitent pas à qualifier de révolution technologique
. Dans ce contexte, les enjeux liés aux outils d’investigation sont extrêmement importants. En effet, pour comprendre et maîtriser la matière, il faut être capable de l’observer...
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