Présentation
RÉSUMÉ
Un système tribologique (tribosystème) peut être conçu à partir d'une analyse des conditions d´opérations du tribosystème. Le taux d'usure kv représente une donnée tribologique principale de prescription relative à la résistance à l'usure d'un matériau candidat. La valeur p x v [MPa × m/s] décrit une limite entre l'usure douce et sévère, elle s’apparente ainsi à la limite d’utilisation des matériaux au-dessus de laquelle le matériau connaît un changement de mécanisme d’usure qui peut aller jusqu’au grippage. Cet article établit étape par étape ces caractéristiques à l’aide de plusieurs exemples et classe les plages des taux d'usures et valeurs p x v de matériaux. Il éclaire sur l'impact de paramètres opérationnels (rugosité, humidité relative, etc.) sur le frottement et le taux d'usure.
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Lire l'articleAUTEUR(S)
-
Mathias WOYDT : Diplômé en Métallurgie et Science des Matériaux, Université technique de Berlin Docteur en Sciences des Matériaux - Ancien directeur de la division « Tribologie et protection contre l’usure » à l’Institut fédéral pour la recherche et l’essai des matériaux, BAM, Berlin - Associé gérant de MATRILUB – Matériaux, Tribologie, Lubrification, Berlin, Allemagne
INTRODUCTION
Dans le monde actuel, des produits de plus en plus performants et fiables doivent être développés dans un délai de plus en plus court pour garantir la compétitivité de l’entreprise. Les lois environnementales, les objectifs du développement durable, les listes de substances/matériaux prohibés ainsi que l’évolution des prix et la sécurité d’approvisionnement nécessitent de revoir le choix de beaucoup de matériaux, ce qui a fait exploser la matrice d’essais à réaliser. De plus, l’allègement des pièces pour des raisons économiques et/ou écologiques est un enjeu de plus en plus important. Dans ce contexte, l’ingénieur qui réussira le mieux sera celui qui aura la plus grande expérience dans le domaine des matériaux, revêtements et lubrifiants. Cette expérience d’un spécialiste à la fois en matériaux et en tribologie est le plus souvent virtuelle. En effet, une grande partie des défaillances techniques s’amorce à la surface de contact des matériaux en mouvement relatif ; de ce fait, le comportement tribologique des matériaux et les performances des lubrifiants et/ou des revêtements dans un contact glissant ou roulant déterminent à terme la qualité de la conception initiale. Les ingénieurs ont donc besoin d’un accès rapide aux connaissances expérimentales en tribologie les plus récentes.
Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de résultats tribologiques sont obtenus en interne et publiés, mais deux problèmes importants se posent :
leur accès reste encore difficile, onéreux et nécessite beaucoup de temps ;
comment tirer le meilleur parti de ces données pendant la conception d’un produit, d’une machine ou l’utilisation d’un matériau ?
En effet, le plus souvent ce grand capital tribologique reste éparpillé dans une multitude de laboratoires industriels ou universitaires. Par ailleurs, la diversité des procédures expérimentales utilisées et des modes d’interprétation rend difficile, voire impossible, une comparaison des résultats obtenus par les équipes de tribologues. En outre, les concepteurs de matériaux, les pétroliers et les utilisateurs parlent des langages différents et ont des intérêts et des objectifs différents. En conséquence, le lecteur n’est souvent pas à même d’apprécier si les résultats et propriétés tribologiques annoncés pour un couple de matériaux frottants à sec ou un lubrifiant dans un contact donné peuvent l’aider à résoudre son problème spécifique.
L’objectif de ce texte est double :
décrire comment doit être organisée une base de données tribologiques ;
illustrer à l’aide d’exemples l’utilisation d’une telle base pour concevoir...
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ? Se connecter
MOTS-CLÉS
frottement | systèmes tribologiques | mécanisme d'usure | rugosité | humidité relative
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 1 de oct. 2004 par Mathias WOYDT
- Version archivée 2 de juin 2012 par Mathias WOYDT
DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)
RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE
CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Application des données tribologiques des matériaux
Sources bibliographiques
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ? Se connecter
Article inclus dans l'offre
"Frottement, usure et lubrification"
(
95 articles
)
Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.
Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.
Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.
Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.