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Faraday Future représente-t-il une menace pour Tesla ?

Posté le 3 décembre 2015
par La rédaction
dans Entreprises et marchés

Il est un nouvel arrivant dans le commerce de voitures électriques qui risque de faire trembler Elon Musk et son entreprise Tesla Motors dont on ne cesse pourtant de vanter les mérites. Cette société, jusqu'ici mystérieuse, s'appelle Faraday Future. Présentation.

Jusqu’à aujourd’hui, c’était la discrétion qui définissait la start-up. De l’identité de son pdg à celle de ses actionnaires, on ignorait tout, avant que l’on apprenne finalement qu’il s’agit de Nick Sampson, ancien ingénieur Tesla. La création même de Faraday Future en 2014 avait eu lieu sans grandes pompes et sans qu’aucune annonce ne soit faite. Si bien qu’un temps, avait été envisagé qu’Apple soit derrière ce projet, en partie à cause du caractère nébuleux qui enveloppait la société. Certains y voyant une culture du secret savamment orchestrée qu’aurait pu élaborer la firme à la pomme.

Mais voilà, les dirigeants se sont enfin mis à communiquer et nous en savons désormais un peu plus. Par exemple que les locaux, qui appartenaient auparavant à Nissan, situés à Gardena, à une poignée de pierres de Los Angeles, rassemblent environ 400 employés. 500 normalement d’ici début 2016. Parmi les plus emblématiques de ces employés, on peut citer Nick Sampson, Tom Wessner, Alan Cherry ou encore Richard Kim, un ancien de BMW, Porsche et Audi. Faraday a débauché des pointures d’un peu partout estimant sûrement que pour démarrer sa conquête du marché, il fallait s’entourer d’hommes avertis.

Nous avons également pu apprendre que Faraday, pour lancer massivement la production des voitures électriques connectées et autonomes, compte investir 1 milliard de dollars dans une usine de pointe aux États-Unis. L’un de ces quatre États pourrait l’accueillir : Californie, Géorgie, Louisiane ou Nevada. Et pour soutenir un tel investissement, l’homme d’affaires chinois Jia Yueting, notamment connu pour être le patron de la plateforme de vidéo en ligne LeTV – comparable au service de diffusion Netflix – viendrait à la rescousse. L’entrepreneur serait à la tête d’une fortune estimée à 7,5 milliards de dollars et dispose d’une expérience certaine dans la création d’entreprise.

Une ressemblance frappante avec Tesla

Si le nom de Tesla nous vient immédiatement en tête lorsque l’on pense à Faraday Future, c’est que les points de convergence sont nombreux. À commencer par le nom donné respectivement à leurs entreprises. Tesla en l’honneur de Nikola Tesla, à l’origine de la découverte du courant alternatif et du moteur électrique asynchrone et Faraday Future à cause du scientifique Michael Faraday, célèbre pour avoir inventé le principe de cage Faraday. Les deux entreprises se positionnent sur la construction de voitures électriques et ont toutes deux l’ambition de faire évoluer le milieu automobile

Mais l’assimilation s’arrête là. L’approche de Faraday s’avère en effet bien différente des autres constructeurs… et assez innovante ! La start-up ne conçoit pas la voiture comme une finalité. Plutôt comme un produit connecté et évolutif comme peuvent l’être nos téléphones portables, et capable de répondre à des besoins par des services. Comme l’a dit Nick Sampson dans Tech Insider : « Nous regardons dans la direction des abonnements et des applications. » Le business modèle diffère donc en ce point puisque Faraday entend récolter bien plus d’argent grâce aux applications : « L’important, c’est ce qui se passe après la vente. » Tout ceci n’a toutefois pas encore été expliqué très clairement et on ne sait pas quelles applications sont concernées ni quelles offres seront proposées.

Enfin, last but not least, à quoi ressemblera le premier véhicule de la nouvelle marque ? Peut-être le saura-t-on lors du prochain Consumer Electronic Show de Las Vegas, en janvier 2016. Paraît-il qu’un premier modèle pourrait y être présenté. Quoi qu’il en soit, Faraday se donne deux ans pour débuter la commercialisation d’une voiture et ainsi débarquer sur le marché automobile. Le délai s’annonce serré mais son pdg semble optimiste.

Par Sébastien Tribot


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