En 2026, le monde compte plus de 11 800 datacenters, avec une concentration marquée aux États-Unis, qui en abritent presque la moitié ! L’Europe, avec environ 3 500 sites, arrive en seconde position, portée par le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France. Cette dernière, avec 350 datacenters opérationnels début 2026, se classe au 3ᵉ rang européen. L’hexagone pourrait doubler le Royaume-Uni et l’Allemagne car 52 nouveaux projets sont en cours de construction en ce moment.
Mais, cette croissance pourrait ralentir. Le cabinet d’analystes Gartner estime que 75 % des données seront traitées en dehors des centres de données traditionnels. De plus en plus d’entreprises s’intéressent au micro-cloud ou ce qu’on appelle aussi le Edge Computing.
La filiale d’un grand groupe industriel pourrait disposer d’une version allégée du data center central encadré par la maison mère. Cette version allégée se présente sous la forme d’une « armoire » qui gérerait la mise en réseau, le stockage et le traitement des données. Dans ce dernier cas, la latence est beaucoup plus faible que si l’on doit multiplier les requêtes avec un datacenter situé à des milliers de kilomètres.
Un micro-cloud ne doit pas être confondu avec de l’IoT, qui utilise des milliers de machines ou de capteurs individuels pour collecter des données, mais n’effectue pas de tâches de calcul.
Des micro-clouds spécialisés dans l’IA
Le micro-cloud réinvente complètement les clouds privés grâce à une approche innovante. Elle présente quatre atouts. Tout d’abord, la légèreté (il fonctionne efficacement même sur un matériel minimal). Deuxième atout : l’automatisation (il se déploie en quelques minutes sans nécessiter de configuration manuelle). Un micro-cloud est également facile à utiliser (il est conçu dès le départ pour nécessiter peu de maintenance). Enfin, il est évolutif.
Certains sont en effet dédiés uniquement à l’IA. Des « IA micro-clouds » constituent des offres cloud spécialisées, conçues expressément pour les charges de travail d’IA et d’apprentissage automatique hautement performantes. Et, cerise sur le gâteau, les entreprises qui s’appuient sur ces offres profitent de tarifs beaucoup plus attractifs que ceux des GAFAM…
Contrairement aux fournisseurs traditionnels comme Google ou Microsoft, ces plateformes se concentrent en effet exclusivement sur l’infrastructure nécessaire à la création et au déploiement de systèmes d’IA. Cela les rend particulièrement efficaces pour les organisations qui ont besoin d’optimiser des services tels que l’entraînement de grands modèles linguistiques ou l’exécution d’applications gourmandes en ressources GPU, éléments essentiels pour les tâches d’IA générative.
Enfin, des entreprises commencent à migrer vers ces micro-clouds pour des raisons de confidentialité des données. Pour le traitement IA de leurs données sensibles, le périmètre est restreint au micro-cloud. Les informations ne sont pas exploitées par les GAFAM.
Mais, ce marché est encore un peu jeune. Ce secteur continue de connaître une consolidation et une concurrence accrues. Les entreprises doivent donc évaluer soigneusement leurs options.
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