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Un mois dans l’espace #2

Posté le 27 février 2020
par Pierre Thouverez
dans Environnement

Février 2020
Que s'est-il passé au dessus de nos têtes depuis mois ? Le premier signal radio régulier a été enregistré. Il se répète tous les 16 jours ! Mais aussi : des images de Bételgeuse, la star du mois de février; un atterrissage raté pour SpaceX; et enfin, vous avez désormais la possibilité de repérer des trous noirs depuis... votre canapé !

Bételgeuse, l’étoile du mois

Vous avez probablement vu passer ce nom dans vos journaux et vos fils d’informations favoris : Bételgeuse.

Appartenant à la constellation d’Orion, l’étoile a vu baisser significativement sa luminosité. Le phénomène, observé à partir du mois d’octobre 2019, a fait frémir les astronomes.

L’étoile Bételgeuse ©ESO

En effet, une baisse de luminosité est le signe qu’une étoile est en fin de vie et va s’effondrer sur elle-même, pour former une supernova. Un événement rarissime, qui aurait été observable de jour comme de nuit durant plusieurs semaines. Manque de chance, depuis quelques semaines la luminosité de Bételgeuse remonte et l’étoile pourrait encore briller des centaines de milliers d’années. Fausse alerte donc. Pour le moment les hypothèses quant à cette fluctuation de luminosité sont nombreuses.

 

SpaceX rate l’atterrissage du premier étage de son Falcon 9

Le 17 février dernier, une fusée Falcon 9 a mis sur orbite 60 satellites supplémentaires de sa constellation Starlink. Une opération couronnée de succès, à une exception près.

La barge devant accueillir le retour du premier étage de la fusée. Raté ! ©SpaceX

Pour la quatrième fois, le premier étage de la fusée, programmé pour redescendre sur terre et se poser sur une barge au milieu de l’océan, a raté son atterrissage. Rien de spectaculaire puisque comme on peut le voir sur les images fournies (vidéo ci-dessous à partir de 18’35) par SpaceX, la barge est restée désespérément vide. Les ingénieurs de SpaceX ont laissé entendre pendant le direct que le premier étage ne s’était peut-être pas détruit lors de son amerrissage : «Malheureusement, nous n’avons pas fait atterrir le premier étage sur notre barge de récupération, mais il a atterri doucement en mer, juste à côté de la barge, il semble donc qu’il soit en un seul morceau». Nous n’en savons pas beaucoup plus pour le moment.

 

Des signaux radio venant de l’espace profond intriguent les scientifiques

En 2018, le télescope dernière génération Chime détectait d’étranges signaux radios émis à des centaines d’années lumières de notre système solaire.

Le téléscope Chime ©ChimeCollaboration

Mais depuis le mois dernier tout s’est accéléré. Trois découvertes viennent d’être faites : des sursauts radios rapides. Certains n’ont été émis qu’une seule fois et d’autres l’ont été de manière répétitive. Ces signaux radios inaudibles ne durent que quelques millisecondes mais ils sont très énergétiques. Pour le moment – et depuis 2018 – les scientifiques restent très circonspects quant à l’origine de ces sursaut rapides.

 

Jour de gloire pour les astronomes du dimanche

Vous aimez l’astronomie, vous êtres fascinés par les trous noirs, mais vous n’avez pas de télescope géant dans votre jardin ?

Une équipe d’astronomes européens vient d’avoir une idée qui pourrait vous plaire. En effet, ces derniers viennent de lancer un projet de science participative (LOFAR Radio Galaxy Zoo) en permettant à tous les internautes de scruter les données obtenues par le radiotélescope géant LOFAR et mettre en évidence des trous noirs supermassifs. Ce n’est pas la première fois que des astronomes impliquent le public dans leurs recherches.

Voici le tutoriel pour mieux comprendre comment aider les astronomes et débusquer les trous noirs :

Pour participer au projet LOFAR Radio Galaxy Zoo

En bref…

Par P.T

 


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