Piloté par ERDF, ce programme rassemble un consortium de six distributeurs européens, outre la France, l’Espagne (Iberdrola), l’Italie (Enel), la Suède (Vattenfall), l’Allemagne (RWE), et la République Tchèque (CEZ Group). Selon le communiqué d’ERDF, son programme est conséquent : « Il contribuera à expérimenter le potentiel des smart grids dans le domaine de l’intégration des énergies renouvelables, du développement des véhicules électriques, de l’automatisation des réseaux, du stockage de l’énergie, de l’efficacité énergétique et des solutions d’effacement. Grid4EU repose sur six projets qui seront testés pendant quatre ans dans chaque pays européen représenté dans le consortium. Ce programme favorisera la complémentarité entre les différents projets avec notamment des actions transverses de recherche et de partage des résultats entre les différents distributeurs concernés. »
Pour la France, le projet se dénomme Nicegrid, et est basé dans la ville éponyme, Nice dans les Alpes-Maritimes. Il bénéficiera à lui seul d’un budget total de 28 millions d’euros. Selon le représentant de la Commission Européenne, Patrick Van Hove, ce programme doit répondre à trois objectifs :
- favoriser la coopération entre les acteurs ;
- favoriser l’innovation (tester de nouvelles technologies, de nouveaux modèles économiques) ;
- et partager le savoir en diffusant les résultats obtenus sur les démonstrateurs.
Ceux-ci devront évaluer les différentes technologies de réseaux intelligents dans tous les domaines énoncés par ERDF. Chaque projet pourra ainsi évoluer en fonction des avancées des cinq autres partenaires. Grid4EU s’appuie également sur les compétences d’autres partenaires industriels et scientifiques, il fédère ainsi une trentaine de partenaires en provenance d’une dizaine de pays de l’union européenne.
(Sources : ERDF, Actu-Environnement)
Par Claudine / blog EcoCO2
À lire aussi :
La « filière smart grid » reste à inventer
Cet article se trouve dans le dossier :
Le Chips Act, pari industriel de l’Union européenneLe Chips Act en action
- Semi-conducteurs : l'Europe au carrefour de ses ambitions
- « L’idée n’est pas d’ajouter une capacité de production de masse, mais de disposer d’un outil préindustriel et de préparer les nouvelles générations de puces »
- « Le edge va être un marché énorme »
- Ligne pilote Fames : « servir l’industrie européenne »
Les puces électroniques, pilier des nouvelles technologies
- Un nouveau matériau pour remplacer le cuivre dans les puces électroniques
- NcodiN repense les interconnexions
- Semi-conducteurs : la reconquête industrielle américaine est en marche
- Semi-conducteurs et capteurs, l’autre moteur discret de la microélectronique
- Les thèses du mois : "Le Chips Act, pari industriel de l’Union européenne"
Puces : des enjeux géostratégiques et environnementaux