La consommation de produits électroniques ne cesse de s’intensifier et touche tous les secteurs de notre vie tant privée que professionnelle dans les domaines de l’électroménager, l’audiovisuel et TV, l’automobile, l’informatique, la régulation, la mesure et les télécommunications.
Les attentes en matière de résistances et potentiomètres ont donc sensiblement évolué :
Sur le plan des marchés, le marché mondial (hors Japon) a représenté, en 1994, 18 milliards de francs.
La croissance annuelle, en Europe de l’Ouest, est de l’ordre de 1 à 5 % en fonction des pays pour un marché évalué à 5 milliards de francs en 1994.
Nous constatons en particulier :
une mondialisation au niveau des fabricants mais également des utilisateurs, avec une part croissante des pays émergents tels que Taïwan, Malaisie, Mexique, la plupart du temps due à des délocalisations ;
l’apparition de nouveaux marchés de très grand volume (automobile, téléphone portable) ;
une réduction des différences existant entre électronique professionnelle et grand public, les mêmes composants étant souvent utilisés ;
un maintien des marchés correspondant à des niches (exemples : capteurs de déplacement résistifs, résistances de très haute stabilité utilisées comme référence).
Du côté des fabricants, existent également des évolutions importantes :
une augmentation considérable de la valeur des investissements, en industrialisation et automatisation, pour atteindre un niveau de compétitivité mondial, en particulier pour les marchés de très grand volume (exemples : chips résistifs couche épaisse) ;
une proportion croissante de composants pour montage en surface (CMS) (par rapport aux composants à fils) avec comme corollaire des exigences supérieures en tenue en température et étanchéité ainsi qu’en compacité. Les composants pour montage de surface ont représenté 35 % du marché européen des résistances fixes en 1994 ; par contre, sur le seul marché accessible aux CMS, c’est‐à‐dire celui des résistances de puissances inférieures à 1 W, le taux de pénétration des CMS est de 65 % ;
l’apparition de méthodes de fabrication et de technologies avancées, comme par exemple le dépôt en couche mince, tout à fait comparables avec les technologies...