7. Conclusion
L’opérationnalisation de l’éthique de l’IA ne se limite pas à
l’adhésion à des principes abstraits. Elle exige une démarche structurée
de gestion des risques et impacts, dont ISO/IEC 42001 constitue le
cadre de référence. Les cas documentés d’Amazon, COMPAS et Obermeyer
démontrent que les bonnes intentions ne suffisent pas : sans processus
rigoureux d’identification, d’analyse et de traitement des biais,
les systèmes d’IA peuvent perpétuer et amplifier des discriminations
systémiques.
La norme ISO/IEC 42001 offre une réponse pragmatique à ce défi
en articulant trois dimensions complémentaires : l’appréciation des
risques organisationnels (section 6.1.2), le traitement de ces risques
par des contrôles adaptés (section 6.1.3 et Annexe A), et l’évaluation
des impacts sociétaux au-delà des seuls intérêts de l’organisation
(section 6.1.4). Cette triple approche permet de transformer les engagements...
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