Les circuits d’eau industriels ou les réseaux d’eau dans le secteur tertiaire sont le siège de phénomènes de corrosion, d’entartrage et de proliférations biologiques. Ces phénomènes engendrent des dépenses importantes de maintenance.
L’utilisation d’inhibiteurs de corrosion contribue à diminuer ces coûts en augmentant la durabilité des équipements présents dans ces circuits.
Parmi les installations traitées, on distingue :
les générateurs de vapeur et les réseaux de distribution de vapeur et de retour de condensats ;
les circuits de refroidissement semi-ouverts (à recirculation sur une tour de refroidissement) ou ouverts (en eau perdue) ;
les circuits fermés (chauffage, eau glacée, refroidissement fermé) ;
les réseaux d’eaux chaudes et froides sanitaires.
Les équipements affectés par la corrosion sont les tuyauteries de distribution d’eau ou de vapeur, les échangeurs, les surfaces de chauffe et les capacités de stockage.
Cet article permettra aux concepteurs de ces réseaux, aux thermiciens, aux chimistes qui en ont la surveillance, ainsi qu’aux techniciens en charge de leur exploitation, de mieux connaître le rôle et le mode d’action des inhibiteurs de corrosion, ainsi que leur application dans les différents circuits d’eau rencontrés dans l’industrie et le tertiaire, et leur interaction éventuelle avec les autres produits de traitement d’eau utilisés.
Les aspects législatifs concernant ces différents circuits sont également abordés :
limites de qualité que doit respecter l’eau traitée en fonction de son utilisation : sanitaire, technique (refroidissement, chauffage) ou production de vapeur ;
normes de qualité des inhibiteurs en fonction de la destination de l’eau traitée ;
contraintes environnementales, dont les arrêtés de sécheresse.