INTRODUCTION
Cet article est inspiré du livre de chez Eyrolles : 802.11 et Les Réseaux Sans Fil publié en août 2002 http://www.eyrolles.com
Les réseaux ad hoc ont pour but de connecter des entités communicantes (qui pourront être mobiles) en dehors de toutes infrastructures pré-existantes au sein de réseaux spontanés. Une façon intuitive et simple de concevoir les réseaux ad hoc est de considérer qu’ils correspondent à la généralisation ultime des réseaux sans fil car ils limitent au maximum le rôle de l’infrastructure fixe. Cette généralisation est obtenue par l’amélioration des capacités de connectivité des réseaux locaux sans fil.
Un réseau ad hoc doit pouvoir être déployé à la demande et pour couvrir une large palette de situations pratiques. Son type de fonctionnement ne peut être de type centralisé car une telle hypothèse limite le champs des applications possibles et on peut s’attendre à ce que les technologies sans fil, qui sont par nature plus aisées à mettre en œuvre, soient utilisées en priorité. Pour finir, un réseau ad hoc doit être un véritable réseau ; il ne doit pas souffrir de limitation forte quant à son domaine de couverture. Par suite, un réseau ad hoc, qui fait de la technologie de transmission radio sa technologie de prédilection, doit utiliser la technique du relayage pour assurer l’extension possible de son domaine de couverture. Étant par nature spontané, un réseau ad hoc accueillera en son sein avec une forte probabilité un large pourcentage de nœuds mobiles.
Le réseau ad hoc peut se voir comme une généralisation ultime du réseau sans fil. Les motivations doivent se chercher parmi les applications du réseau sans fil qui n’ont pas reçu de réponses complètement satisfaisantes de cette technologie. Si les réseaux sans fil savent traiter la mobilité sur des domaines de couverture limitée, les applications de réseau ad hoc vont rechercher la généralisation de cette mobilité. Les applications qui vont s’orienter vers les réseaux ad hoc sont naturellement celles qui ne peuvent se contenter d’une mobilité restreinte ou reposant sur une infrastructure existante. Nous trouverons bien sûr dans ces applications les réseaux militaires ; nous y trouverons également les réseaux d’urgence et les réseaux temporaires d’exposition ou correspondant à un événement particulier.
Le domaine militaire est par excellence le domaine de prédilection pour les réseaux ad hoc. Un réseau de communication tactique doit pouvoir être déployé à la demande et fonctionner sans infrastructure de communication préexistante. Il doit bien sûr tolérer la mobilité ; il doit aussi rester furtif, ce qui interdit les systèmes centralisés avec antenne sur un point haut. Il doit aussi être performant car de plus en plus les informations échangées sur le champ de bataille comportent des images ; ces dernières impliquent un coût de transmission important en termes de volume. Il existe en Europe de nombreux programmes militaires qui utilisent la technologie des réseaux ad hoc :
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le programme FÉLIN (Fantassin à Équipement et Liaisons INtégrées) qui est un programme de la DGA (Délégation Générale de l’Armement) ;
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le programme FIST qui est le programme équivalent au Royaume-Uni ;
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le programme RHD (Radio Haut Débit) qui est un programme français de conception d’une radio haut débit pour les réseaux ad hoc.


