En ce moment

Transition énergétique: le pétrole, grand oublié de la loi selon les électriciens

Posté le 7 juillet 2014
par La rédaction
dans Énergie

AFP
Alors que le gouvernement vise une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, le projet de loi sur la transition énergétique "ne traite pas" du pétrole, "principale source d'émission de CO2", a regretté mardi l'Union française des électriciens.

Selon Jean-François Raux, le délégué général de l’UFE, si le « bon côté » du texte est sa « stratégie bas carbone », « il doit traiter du pétrole au même titre que les autres énergies ».

Le projet de loi sur la transition énergétique fixe également comme objectif une réduction de 30% de la consommation d’énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), sans objectif pour chaque type d’énergie.

« On met toutes les énergies fossiles dans le même sac, alors qu’il nous parait important de hiérarchiser le pétrole et le gaz », a insisté M. Raux, précisant que le gaz émet beaucoup moins de CO2.

Pour cela, il plaide pour une mobilisation plus forte sur la problématique des transports, qui représentent 38% des émissions de CO2 du pays, et notamment sur une « diversification des solutions alternatives au pétrole », comme le GNL, des moteurs plus performants, l’utilisation de l’hydrogène, technologie sur laquelle « l’Allemagne a quelques années d’avance » sur la France.

Plus globalement, l’UFE s’inquiète de l’absence de prise en compte de « l’impact de la loi sur la compétitivité des entreprises dans une économie ouverte et mondialisée ».

Jean-François Raux, qui plaide pour « une transition énergétique au moindre coût » étant donné la situation financière du pays, pointe également le fait que le financement de la loi « a été traité jusqu’ici de manière marginale ».

Ainsi, sur le volet électricité de la loi, l’UFE estime que le choix d’une substitution du nucléaire par les énergies renouvelables n’est pas « rationnel » dans la mesure où cela nécessiterait des investissements « colossaux » (210 milliards d’euros pour remplacer 20 gigawatts selon ses chiffres) pour un gain en émission de CO2 nul.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2014 Agence France-Presse. »


Cet article se trouve dans le dossier :

Le CCUS, une nécessité industrielle en quête d'un modèle économique

Le CCUS, solution au cas par cas pour les industriels

Le CCUS, un foisonnement d'innovations

Les matériaux, pivot de l'innovation pour le CCUS