Introduite par L.A. Zadeh en 1965, la logique floue a depuis été mise en
oeuvre avec succès dans de nombreux projets industriels. Son intérêt n’est
plus à démontrer pour le contrôle de systèmes, tout particulièrement lorsque
aucun modèle du système à piloter n’est disponible.
L’automobile, où les fonctions pilotées électroniquement se généralisent (ABS,
contrôle moteur, climatisation, boîte de vitesses automatique, etc.), s’intéresse
depuis plusieurs années à la logique floue. De nombreux brevets traitent de systèmes
à base de « Fuzzy Logic » (logique floue) et plusieurs véhicules actuellement
commercialisés utilisent cette technique dans certaines fonctions
embarquées.
Dans le cadre du programme européen Prometheus, le groupe PSA Peugeot
Citroën a développé un véhicule prototype équipé d’une direction pilotée. À partir
d’informations fournies par un système de vision, un calculateur embarqué
commande les mouvements du volant. Ce dispositif permet de maintenir le véhicule
dans sa voie de circulation en cas de manque de vigilance du conducteur
Dans un premier temps, l’ensemble du module de commande a été développé
selon les principes de l’automatique. Puis, à titre de comparaison, le même système
a été mis au point sur véhicule avec une approche basée sur la logique
floue. Les bons résultats obtenus prouvent que cette solution constitue une
alternative pragmatique adaptée à certains problèmes industriels.
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