4. Robots, éthique et grand public
Les robots fascinent, inquiètent, beaucoup plus par leurs possibilités fantasmées que par leurs réelles capacités. La presse, voire certains scientifiques eux-mêmes, entretiennent ces fantasmes auprès du grand public, en particulier
via
l’anthropomorphisation du robot : « robot tueur », « robot doué d’émotions qui comprend les vôtres », « robot qui vous veut du bien », « voiture intelligente », etc.
«
La confusion
[entre le vivant et le robot]
est pourtant tentante. Elle est souvent avérée. Elle est entretenue par le dangereux usage des mots. On passe imprudemment de la machine “autonome”, à la machine “intelligente”, puis “pensante”, voire “consciente”, “sensible”, et pourquoi pas “amoureuse” (à ma connaissance personne n’a encore osé le mot). Soyons émerveillés...
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Robots, éthique et grand public