Une très grande attention sera portée à la qualité de l’environnement architectural, afin que celui‐ci participe au maximum au maintien de la notion de composition urbaine, qui doit guider l’organisation et l’assemblage des différentes composantes des établissements pénitentiaires.
Cela a pour but de réduire l’effet d’enfermement, en laissant aux détenus la perception de lieux différenciés, adaptés aux diverses fonctions assurées dans les établissements.
L’
objectif
pénitentiaire est donc d’
assurer la régulation sociale
, par l’application de peines, et de
favoriser la réinsertion
après exécution de la peine.
Ces objectifs ont été concrétisés par plusieurs concours d’architecture. Afin de guider leur organisation, un groupe de réflexion a été constitué à l’initiative de M. Badinter, Garde des Sceaux, en janvier 1984, pour préciser les caractéristiques de la prison de l’an 2000. Ce groupe de réflexion, composé de membres de l’administration pénitentiaire, de médecins, d’architectes, d’avocats, de magistrats, a dégagé un certain nombre d’exigences fondamentales destinées à servir de base à l’élaboration de tout programme de constructions neuves ou de rénovations d’établissements anciens : architecture au service de l’amélioration des conditions de vie des détenus et des conditions de travail du personnel pénitentiaire, adaptation des constructions à l’environnement, économie d’exploitation, participation de la main‐d’œuvre pénitentiaire, etc.